« Comment en finir avec une tradition dominante ? » : rupture et continuité dans la trajectoire de Jean Stoetzel

RésuméEn tant qu’importateur en France de sciences sociales américaines empiriques et appliquées, Jean Stoetzel est présenté comme un des agents de la rupture avec le durkheimisme après la Deuxième Guerre mondiale, mais il est par ailleurs resté fidèle à des influences spiritualistes et personnalist...

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書誌詳細
第一著者: Stankiewicz, Guillaume
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2008
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要約:RésuméEn tant qu’importateur en France de sciences sociales américaines empiriques et appliquées, Jean Stoetzel est présenté comme un des agents de la rupture avec le durkheimisme après la Deuxième Guerre mondiale, mais il est par ailleurs resté fidèle à des influences spiritualistes et personnalistes. Sa trajectoire se caractérise en effet par une propension à concilier des partis pris et des positions qui d’ordinaire s’excluent mutuellement et son « ambivalence intellectuelle » aide à comprendre sa position à la frontière du monde académique et de l’expertise. Appliquées et imprégnées de philosophie personnaliste, de telles sciences sociales s’inscrivent dans les mouvements intellectuels des années 1930 et, à leur suite, des tendances planificatrices et moder-nisatrices du patronat et de la haute fonction publique qui émergent sous l’Occupation et après-guerre et dont elles rencontrent les préoccupations et les demandes.