Comment penser la genèse des sciences sociales ?

RésuméAprès avoir pointé quelques-uns des obstacles historiographiques qui s’opposent à une contextualisation documentée de l’œuvre sociologique de Frédéric Le Play (1806-1882), cet article propose une étude de la première genèse des Ouvriers européens (1855). L’auteur montre comment l’ethos savant...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Heilbron, Johan
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2006
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:RésuméAprès avoir pointé quelques-uns des obstacles historiographiques qui s’opposent à une contextualisation documentée de l’œuvre sociologique de Frédéric Le Play (1806-1882), cet article propose une étude de la première genèse des Ouvriers européens (1855). L’auteur montre comment l’ethos savant d’un ingénieur des mines a pu conduire Le Play à élaborer une théorie de la pratique inédite dans le domaine de la métallurgie ; il détaille les raisons qui ont poussé Le Play à engager ce dispositif savant dans l’étude des populations ouvrières ; il rappelle combien cette science sociale est différente, dans ses présupposés épistémologiques et ses préceptes d’enquête, de la « physique sociale » d’Auguste Comte et d’Adolphe Quételet, ainsi que des travaux de Louis-René Villermé et d’Eugène Buret. Tirant la leçon de cette coexistence de sociologies presque incommensurables dans les années 1820-1860, la conclusion de l’article s’interroge sur un bon usage possible de l’anachronisme en histoire des sciences sociales.