Un cadre d'analyse pour l'histoire des sciences sociales

RésuméL’article présente le cadre général d’interrogation qui s’est progressivement dégagé au cours des recherches de l’auteur sur l’histoire de la sociologie à l’Université de Chicago. Il rappelle d’abord les critiques (présentisme, normativité...) développées depuis 1965 contre le point de vue con...

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書誌詳細
第一著者: Chapoulie, Jean-Michel
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2005
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:RésuméL’article présente le cadre général d’interrogation qui s’est progressivement dégagé au cours des recherches de l’auteur sur l’histoire de la sociologie à l’Université de Chicago. Il rappelle d’abord les critiques (présentisme, normativité...) développées depuis 1965 contre le point de vue conventionnel qui a inspiré jusqu’à ces dernières années l’histoire des sciences sociales. La perspective proposée, analogue à celle qu’adoptent à la suite de Jacques Roger certains historiens des sciences, ne prétend à aucune originalité, mais vise à introduire simplement rigueur logique et clarté conceptuelle : c’est celle de "l’histoire historienne" pour reprendre l’expression de Lucien Febvre. Les sciences sociales sont ici considérées comme des activités sociales dont la finalité première est la production de textes dont la spécificité, historiquement variable, doit être établie et non postulée. Le programme de recherche qui en découle conduit à la prise en compte de différentes catégories qui participent à un titre ou un autre à la production, à la diffusion et à labellisation des œuvres : chercheurs, concurrents d’autres spécialités, commanditaires, institutions savantes, public cultivé... L’article examine également deux difficultés spécifiques à l’approche historique des sciences sociales : la proximité culturelle entre l’historien et son objet et la prégnance des représentations indigènes.