Fonds Hubert – Mauss. Archives du Collège de France

RésuméDans les années 1910, Arnold Van Gennep défend une ethnographie émancipée de la tutelle de l’anthropologie physique et qui applique à toutes les populations humaines les mêmes procédures d’enquête. Il est aussi très proche des réseaux d’érudition coloniale qui participent au renouveau institut...

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المؤلف الرئيسي: Sibeud, Emmanuelle
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2004
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spelling cairn-RHSH_010_0117RHSHRevue d'Histoire des Sciences Humaines https://shs.cairn.info/revue-histoire-des-sciences-humaines-2004-1-page-117?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhsh.010.0117 Fonds Hubert – Mauss. Archives du Collège de France Sibeud, Emmanuelle2004 fre Revue d'Histoire des Sciences Humaines | 10 | 1 | 2004-03-01 | p. 117-124 | 1622-468X RHSH_0103 RésuméDans les années 1910, Arnold Van Gennep défend une ethnographie émancipée de la tutelle de l’anthropologie physique et qui applique à toutes les populations humaines les mêmes procédures d’enquête. Il est aussi très proche des réseaux d’érudition coloniale qui participent au renouveau institutionnel de la science de l’homme en France. Ses relations coloniales lui permettent de se lancer dans une enquête en Algérie dont il veut faire un modèle d’enquête de terrain. Il espère aussi que cette expérience posera les premiers jalons d’une expertise ethnographique venant éclairer la domination coloniale. Mais les écrits qu’il rapporte d’Algérie montrent que les réalités algériennes bousculent son projet sur plusieurs plans. L’enquête algérienne de Van Gennep nous invite donc à examiner d’un peu plus près ce qu’un ethnographe peut comprendre en 1911-1912 de la domination coloniale. De même, elle alimente un discours plus complexe que prévu et franchement ambivalent dont il faut analyser les enjeux épistémologiques et politiques. Elle constitue ainsi un épisode singulier mais significatif de l’histoire des relations entre sciences de l’homme et colonisation en France dans la première moitié du XXème siècle.In the 1910’s, Arnold Van Gennep champions the scientific and institutional autonomy of ethnography by seeking fieldwork methods that could be applied to any population, wether « civilized » or « savage ». He is also bound with colonial amateurs who play a key part in the current reorganization of French anthropological research institutions. His colonial connections allow him to sail to Algeria in 1911-1912 where he starts what should be a model fieldwork research. He also hopes that it will provide him with some clues to offer his ethnographic ability to colonial authorities. But his experience in Algeria turns out to be much more complex and ambiguous than expected. Thus it is a good case study to understand how Van Gennep, as a skilled and careful fieldworker, read the colonial situation he had got involved with. This paper deals with the epistemological and political aims of his publications on Algeria in order to give some insights on the realities of the relationship between colonialism and anthropology in France at the beginning of the XXth century.Cairn free access
language Français
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