Les sciences sociales à l'épreuve de la situation coloniale

RésuméDurant l’entre-deux-guerres, la géographie hongroise s’inscrit dans le jeu d’idées scientifiques à l’œuvre au niveau international. Elle y participe, en même temps qu’elle contribue au transfert de schémas dans sa propre culture. Cette ouverture ne remet pas en cause la place prépondérante qu’...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Sibeud, Emmanuelle
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2004
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHSH_010_0003
record_format cairn
spelling cairn-RHSH_010_0003RHSHRevue d'Histoire des Sciences Humaines https://shs.cairn.info/revue-histoire-des-sciences-humaines-2004-1-page-3?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhsh.010.0003 Les sciences sociales à l'épreuve de la situation coloniale Sibeud, Emmanuelle2004 fre Revue d'Histoire des Sciences Humaines | 10 | 1 | 2004-03-01 | p. 3-7 | 1622-468X RHSH_01097 RésuméDurant l’entre-deux-guerres, la géographie hongroise s’inscrit dans le jeu d’idées scientifiques à l’œuvre au niveau international. Elle y participe, en même temps qu’elle contribue au transfert de schémas dans sa propre culture. Cette ouverture ne remet pas en cause la place prépondérante qu’y occupe la théorie régionale, au principe qu’elle seule démontre l’unité spatiale du bassin des Carpates et de la Hongrie historique. Représentées par des figures telles que Teleki, Elek, Péter, la théorie régionale et la théorie de l’administration régionale, conservent leur ascendant. Mais d’autres modes de raisonnement apparaissent : lectures de la régionalisation inspirées de la théorie des places centrales ( cf. les travaux de Prinz, Erdei, Mendöl, Hantos), ou fondées sur la théorie des régions économiques. Introduite pour la première fois en 1918, cette catégorie spatiale est, dès lors, périodiquement reprise par les partisans d’une division administrative définie sur la base de régions économiques, au premier rang desquels, Albert Pécsi. Dans l’histoire de l’administration publique, la période de l’entre-deux-guerres se distingue par un mouvement de centralisation générale, consigné dans la loi de 1942. Cette tendance affecte l’autonomie de l’échelon territorial du comté, alors qu’au titre de découpage spatial, celui-ci reste la structure de base de l’administration publique hongroise. Par ailleurs, ces années sont particulièrement riches en projets de réforme, visant la création de groupements régionaux de comtés. Autant de plans voués à l’échec, sachant que toute réorganisation radicale de l’administration publique rencontre alors la résistance d’une élite hongroise, acquise à la continuité historique légale et à la stabilité territoriale.In the period between the two world wars, Hungarian geography partly followed and mediated the processes going on in the international science. At the same time, the dominance of regional theory survived within Hungarian geography, because they thought that was the only way to prove the spatial unity of the Carpathian Basin and the historical Hungary. Besides the dominance and representation of regional theory and landscape administration theory (Teleki, Elek, Péter) the theory of central places appeared, too (Prinz, Erdei, Mendöl, Hantos) and the theory of economic regions (this category was defined in Hungary in 1918 for the first time, then almost all thought this period the need for an administrative division built on the economic regions appeared every now and then (Pécsi Albert). Between the two world wars, the county self-governments lost much of their importance (centralisation strengthened between the two world wars, especially in 1942), but the counties as spatial units still remained the dominant territorial basic structure of the Hungarian public administration. Each organ of the specialised state administration was integrated in the counties or the groups of the counties and all the smaller organs were county-based. The period between the two world wars is extremely rich in reform plans of public administration, including plans relating to supra-county, regional public administration and spatial division. Nevertheless the radical re-organisation of the public administration in Hungary did not take place. The Hungarian elite did not only favour historical legal continuity but also the territorial stability.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description RésuméDurant l’entre-deux-guerres, la géographie hongroise s’inscrit dans le jeu d’idées scientifiques à l’œuvre au niveau international. Elle y participe, en même temps qu’elle contribue au transfert de schémas dans sa propre culture. Cette ouverture ne remet pas en cause la place prépondérante qu’y occupe la théorie régionale, au principe qu’elle seule démontre l’unité spatiale du bassin des Carpates et de la Hongrie historique. Représentées par des figures telles que Teleki, Elek, Péter, la théorie régionale et la théorie de l’administration régionale, conservent leur ascendant. Mais d’autres modes de raisonnement apparaissent : lectures de la régionalisation inspirées de la théorie des places centrales ( cf. les travaux de Prinz, Erdei, Mendöl, Hantos), ou fondées sur la théorie des régions économiques. Introduite pour la première fois en 1918, cette catégorie spatiale est, dès lors, périodiquement reprise par les partisans d’une division administrative définie sur la base de régions économiques, au premier rang desquels, Albert Pécsi. Dans l’histoire de l’administration publique, la période de l’entre-deux-guerres se distingue par un mouvement de centralisation générale, consigné dans la loi de 1942. Cette tendance affecte l’autonomie de l’échelon territorial du comté, alors qu’au titre de découpage spatial, celui-ci reste la structure de base de l’administration publique hongroise. Par ailleurs, ces années sont particulièrement riches en projets de réforme, visant la création de groupements régionaux de comtés. Autant de plans voués à l’échec, sachant que toute réorganisation radicale de l’administration publique rencontre alors la résistance d’une élite hongroise, acquise à la continuité historique légale et à la stabilité territoriale.
author Sibeud, Emmanuelle
spellingShingle Sibeud, Emmanuelle
Les sciences sociales à l'épreuve de la situation coloniale
author_facet Sibeud, Emmanuelle
author_sort Sibeud, Emmanuelle
title Les sciences sociales à l'épreuve de la situation coloniale
title_short Les sciences sociales à l'épreuve de la situation coloniale
title_full Les sciences sociales à l'épreuve de la situation coloniale
title_fullStr Les sciences sociales à l'épreuve de la situation coloniale
title_full_unstemmed Les sciences sociales à l'épreuve de la situation coloniale
title_sort les sciences sociales à l'épreuve de la situation coloniale
publishDate 2004
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-histoire-des-sciences-humaines-2004-1-page-3?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rhsh.010.0003
_version_ 1877246644069597184