Positivisme et utilitarisme : regards croisés, Comte, Spencer, Huxley

Résumé Le rejet du positivisme comtien par de nombreux intellectuels victoriens s’appuie sur une critique vigoureuse de l’idée même d’une religion de l’humanité, au nom d’une forme de religion existant en germe dès l’aube de l’humanité comme conscience d’un pouvoir supérieur inconnaissable, ainsi qu...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Autor principal: Becquemont, Daniel
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2003
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Résumé Le rejet du positivisme comtien par de nombreux intellectuels victoriens s’appuie sur une critique vigoureuse de l’idée même d’une religion de l’humanité, au nom d’une forme de religion existant en germe dès l’aube de l’humanité comme conscience d’un pouvoir supérieur inconnaissable, ainsi que sur l’importance accordée en général à deux sciences centrales, la biologie (évolutionniste) et la psychologie. L’hostilité d’Herbert Spencer et de Thomas Huxley envers Comte, quelles que soient leurs divergences, est particulièrement représentative de cette méfiance diffuse qu’évoquait le positivisme en Grande-Bretagne au XIXème siècle, malgré l’existence de quelques disciples influents. Au delà des polémiques particulières, une tradition empiriste fortement marquée par l’utilitarisme et l’individualisme économique, rendait, et rend encore, le dialogue difficile avec Comte et le courant positiviste.