Auguste Comte et Stuart Mill. Les enjeux de la psychologie

Résumé Cet article a pour objet de montrer que la querelle entre Mill et Comte sur la psychologie porte prioritairement sur le statut de l’individu. La thèse du primat du collectif sur l’individuel, que Comte hérite des penseurs contre-révolutionnaires, le conduit à rejeter la psychologie, que ce so...

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Auteur principal: Clauzade, Laurent
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2003
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RHSH_008_0041
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spelling cairn-RHSH_008_0041RHSHRevue d'Histoire des Sciences Humaines https://shs.cairn.info/revue-histoire-des-sciences-humaines-2003-1-page-41?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhsh.008.0041 Auguste Comte et Stuart Mill. Les enjeux de la psychologie Clauzade, Laurent2003 Auguste ComteJohn Stuart MillphrénologiepositivismepsychologieR.C. ScharffsociologieAuguste ComteJohn Stuart MillphrenologypositivismpsychologyR.C. Scharffsociologyfre Revue d'Histoire des Sciences Humaines | 8 | 1 | 2003-03-01 | p. 41-56 | 1622-468X RHSH_00880 Résumé Cet article a pour objet de montrer que la querelle entre Mill et Comte sur la psychologie porte prioritairement sur le statut de l’individu. La thèse du primat du collectif sur l’individuel, que Comte hérite des penseurs contre-révolutionnaires, le conduit à rejeter la psychologie, que ce soit en théorie de la connaissance, ou en ce qui concerne la fondation de la sociologie. Cette attitude aboutit à renverser les ordres de fondation. Alors que chez Mill la psychologie doit fonder la sociologie, la sociologie, chez Comte, doit fonder la science de la nature humaine. Il est dès lors impossible, comme le fait pourtant Mill, de considérer le rejet comtien de la psychologie comme un problème affectant le seul statut scientifique de l’observation intérieure : Comte développe un discours spécifique qui empêche d’isoler la question de l’observation psychologique de ses conséquences politiques et morales. The purpose of this article is to demonstrate that the debate between Mill and Comte over psychology is primarily centered on the status of the individual. The thesis of the primacy of the collective over the individual, which Comte inherits from Counter-revolutionary thinkers, leads him to reject psychology, be it in the realm of the theory of knowledge or in the foundation of sociology. This perspective results in a reversal of the orders of foundation. While in Mill’s thinking, psychology must be the foundation for sociology, in Comte, sociology must provide the foundation for the science of human nature. It is therefore impossible, as Mill nonetheless does, to consider Comte’s rejection of psychology to be a problem solely affecting the scientific status of interior observation: Comte develops a specific discourse which prevents him from isolating the question of psychological observation from its political and moral consequences.Cairn free access
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