Auguste Comte et Stuart Mill. Les enjeux de la psychologie

Résumé Cet article a pour objet de montrer que la querelle entre Mill et Comte sur la psychologie porte prioritairement sur le statut de l’individu. La thèse du primat du collectif sur l’individuel, que Comte hérite des penseurs contre-révolutionnaires, le conduit à rejeter la psychologie, que ce so...

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Auteur principal: Clauzade, Laurent
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2003
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Résumé Cet article a pour objet de montrer que la querelle entre Mill et Comte sur la psychologie porte prioritairement sur le statut de l’individu. La thèse du primat du collectif sur l’individuel, que Comte hérite des penseurs contre-révolutionnaires, le conduit à rejeter la psychologie, que ce soit en théorie de la connaissance, ou en ce qui concerne la fondation de la sociologie. Cette attitude aboutit à renverser les ordres de fondation. Alors que chez Mill la psychologie doit fonder la sociologie, la sociologie, chez Comte, doit fonder la science de la nature humaine. Il est dès lors impossible, comme le fait pourtant Mill, de considérer le rejet comtien de la psychologie comme un problème affectant le seul statut scientifique de l’observation intérieure : Comte développe un discours spécifique qui empêche d’isoler la question de l’observation psychologique de ses conséquences politiques et morales.