Mathématiques et sciences sociales au XXème siècle

Résumé L’auto-analyse de Freud est considérée en histoire de la psychanalyse comme un événement fondateur : événement mythique à célébrer ou à dénoncer. L’auteur s’interdit d’inscrire les procédés freudiens dans le conflit entre historiographies hagiographique ou révisionniste. Il propose de situer...

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Autore principale: Beraud Martin, Olivier
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2002
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Résumé L’auto-analyse de Freud est considérée en histoire de la psychanalyse comme un événement fondateur : événement mythique à célébrer ou à dénoncer. L’auteur s’interdit d’inscrire les procédés freudiens dans le conflit entre historiographies hagiographique ou révisionniste. Il propose de situer la spécificité technique de l’auto-analyse dans le champ plus vaste d’autres techniques d’auto-observation en psychologie clinique, notamment dans un courant qu’il nomme hypnotisme introspectif. Les récits d’auto-hypnose sont caractérisés par une rhétorique de la confession, mettant en scène le personnage même de l’expert médical en train de succomber, et ils constituaient un genre que Freud a ensuite approfondi dans « L’interprétation des rêves ». À partir de ce fond commun, l’auteur distingue les spécificités de l’approche freudienne par rapport aux stratégies expérimentales utilisées par les hypnotiseurs introspectionnistes qui entendaient contrôler les contenus mentaux des sujets en train de s’auto-observer. Contrairement au projet d’établir un laboratoire d’hypnose, Freud choisit la voie d’un expérimentalisme sans laboratoire, où l’auto-analyse est conçue comme un procédé d’écriture, qu’on pouvait même entreprendre à distance avec un correspondant.