Eugène Lerminier (1803-1857) : la science du droit comme synthèse de l'histoire et de la philosophie

RésuméA. Jourdan, afin de désacraliser le code civil, propose en 1826 une science du droit qui serait une méthode interprétative et critique où la jurisprudence romaine s’articulerait à la philosophie moderne. E. Lerminier reprend le projet quelques années plus tard, en substituant à la jurisprudenc...

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書誌詳細
第一著者: Navet, Georges
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2001
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要約:RésuméA. Jourdan, afin de désacraliser le code civil, propose en 1826 une science du droit qui serait une méthode interprétative et critique où la jurisprudence romaine s’articulerait à la philosophie moderne. E. Lerminier reprend le projet quelques années plus tard, en substituant à la jurisprudence romaine une histoire du droit largement inspirée de Savigny. Le droit est à la fois un droit particulier, national, et tend de l’intérieur à l’universalité. Cette tendance est renforcée par l’autre élément de la science, la philosophie, qui pense une universalité toujours plus large et plus pure. La construction de Lerminier ne va pas sans difficultés, et ce d’autant plus que, réticent dès avant 1830 devant la philosophie du droit de Cousin, il ne parvient pas vraiment à la remplacer par une autre après 1830. Le détour politique qu’il emprunte alors, au lieu de le conduire à son but, finit par l’en éloigner définitivement.