Tectonique des mythes. Croyances et théories zoroastriennes sur le tremblement de terre
Si le séisme est avant tout un acte cosmogonique provoqué par l’intrusion du Mal dans le monde d’Ohrmazd, les récits zoroastriens décrivant le phénomène témoignent d’une remarquable confluence de mythes, de théories mécanistes et d’analogies biologiques. La tradition reflétée par les textes (Bunda...
Guardat en:
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2024
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Si le séisme est avant tout un acte cosmogonique provoqué par l’intrusion du Mal dans le monde d’Ohrmazd, les récits zoroastriens décrivant le phénomène témoignent d’une remarquable confluence de mythes, de théories mécanistes et d’analogies biologiques. La tradition reflétée par les textes (Bundahišn 21e, Dēnkard III.93 et Dādestān ī Dēnīg 69) l’attribue tantôt au démon Čišmag et à ses acolytes atmosphériques, tantôt au sorcier Frāsyāb, deux figures qui ont aussi en commun d’être associées à la sécheresse. Certains épisodes qui les mettent en scène incluent également une mystérieuse apparition de Spandarmad, la déesse de la terre. Ces éléments indiquent que l’étiologie zoroastrienne des séismes était bien plus complexe et plus narrative que ce que les textes transmis jusqu’à nous donnent à voir.
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