Entre dispersion et centralité : l’invention du sujet dans les Essais

Ce qui s’annonce, dans l’affirmation de Montaigne, au début du chapitre  Du repentir, qu’il est le premier auteur de son temps à se « communiquer » par son « estre universel », c’est l’invention d’un sujet d’un type nouveau. Ce sujet, ce n’est pas, quelque importante que soit la place qu’il y occupe...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:Réforme, Humanisme, Renaissance | 92 | 1 | 2021-05-19 | p. 73-94 | 1771-1347
Autore principale: de Lajarte, Philippe
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2021
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Ce qui s’annonce, dans l’affirmation de Montaigne, au début du chapitre  Du repentir, qu’il est le premier auteur de son temps à se « communiquer » par son « estre universel », c’est l’invention d’un sujet d’un type nouveau. Ce sujet, ce n’est pas, quelque importante que soit la place qu’il y occupe, le moi empirique que les  Essais s’appliquent à déchiffrer : c’est le sujet que ces derniers construisent dans et par leur discours. Sujet qui s’appréhende sous deux aspects opposés mais étroitement complémentaires : la dispersion, caractéristique du discours montaignien considéré du point de vue de ses énoncés, et la centralité, caractéristique de ce même discours en tant que procès d’énonciation.