L’épithalame de Nicolas Bourbon pour Jeanne de Navarre : du mariage réel au mariage idéal

Protégé de Marguerite de Navarre, précepteur de Jeanne d’Albret, le poète Nicolas Bourbon publie en 1549, au moment du mariage de son élève avec Antoine de Bourbon, un long épithalame destiné à célébrer cette union. Or, ce mariage avait été imposé à Marguerite par son neveu Henri II et toutes les so...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:Réforme, Humanisme, Renaissance | 92 | 1 | 2021-05-19 | p. 49-72 | 1771-1347
Autor Principal: Laigneau-Fontaine, Sylvie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2021
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Protégé de Marguerite de Navarre, précepteur de Jeanne d’Albret, le poète Nicolas Bourbon publie en 1549, au moment du mariage de son élève avec Antoine de Bourbon, un long épithalame destiné à célébrer cette union. Or, ce mariage avait été imposé à Marguerite par son neveu Henri II et toutes les sources attestent du mécontentement de la mère de la mariée et du peu de lustre de la cérémonie. Dès lors, pourquoi le poète décide-t-il de chanter un mariage qui déplaisait tant à sa protectrice ? Est-ce pure maladresse de sa part ? L’article veut montrer au contraire que Nicolas Bourbon, conscient du pouvoir d’une poésie aere perennius, a voulu faire de ce mariage, pour l’éternité, un mariage idéal, en demandant à la littérature de corriger la réalité.