L’Histoire à la Renaissance. À la croisée des genres et des pratiques, sous la direction de Rachel Darmon, Adeline DesboisIentile, Adrienne Petit et Alice Vintenon, Paris, Classiques Garnier, 2015, 454 p.

Dans l’histoire naturelle pré-moderne, l’attraction magnétique constitue un mystère inexpliqué. A la Renaissance, les poètes s’en emparent alors pour exprimer toutes sortes de vertus attractives inexplicables : l’amour bien sûr, mais aussi l’amitié, la foi, l’adoration… Dès lors le motif de la pierr...

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Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:Réforme, Humanisme, Renaissance | 89 | 2 | 2019-11-26 | p. I-I | 1771-1347
1. Verfasser: Pais, Ugo
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2019
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Dans l’histoire naturelle pré-moderne, l’attraction magnétique constitue un mystère inexpliqué. A la Renaissance, les poètes s’en emparent alors pour exprimer toutes sortes de vertus attractives inexplicables : l’amour bien sûr, mais aussi l’amitié, la foi, l’adoration… Dès lors le motif de la pierre d’aimant ne peut pas être étudié à travers le prisme d’une catégorie poétique unique, puisqu’il transgresse les frontières des genres et des registres. Il peut en revanche être rapporté à certaines théories de la Renaissance du rapport entre l’inspiration poétique et les prodiges naturels. Cet article distingue trois moments dans la matérialisation des théories poétiques par le lieu commun de la pierre d’aimant : d’abord l’aimant comme image de la fureur poétique ficinienne, puis comme défense et illustration de l’autorité poétique du poète ; enfin son abandon par les poètes de salons, qui relèguent la pierre d’aimant dans le domaine de la prose cartésienne.