« Je Jouons » : facéties grammaticales et philosophiques dans le Moyen de parvenir de Béroalde de Verville

Dans le vocabulaire de la traduction, le passage de la  translation au terme actuel s’opère progressivement depuis le début du xve jusqu’à la fin du xvie siècle, d’abord en Italie, puis en France depuis le début du xvie siècle. Le phénomène est complexe, et doit être examiné davantage dans la man...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
出版年:Réforme, Humanisme, Renaissance | 89 | 2 | 2019-11-26 | p. 133-148 | 1771-1347
第一著者: Tournon, André
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2019
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHREN_089_0133
record_format cairn
spelling cairn-RHREN_089_0133RHRENRéforme, Humanisme, Renaissance https://shs.cairn.info/revue-reforme-humanisme-renaissance-2019-2-page-133?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhren.089.0133 « Je Jouons » : facéties grammaticales et philosophiques dans le Moyen de parvenir de Béroalde de Verville Tournon, André2019 fre Réforme, Humanisme, Renaissance | 89 | 2 | 2019-11-26 | p. 133-148 | 1771-1347 RHREN_08940 Dans le vocabulaire de la traduction, le passage de la  translation au terme actuel s’opère progressivement depuis le début du xve jusqu’à la fin du xvie siècle, d’abord en Italie, puis en France depuis le début du xvie siècle. Le phénomène est complexe, et doit être examiné davantage dans la manière de penser un transfert ou un passage en général, dans des domaines très variés, que dans l’appréhension de la seule traduction. Le modèle de la  translatio imperii offre un discours élaboré de manière explicite au moyen âge, qui s’appuie notamment sur un fondement théologique, tandis que c’est seulement peu à peu que le vocabulaire de la traduction s’oriente, en réduisant leur nombre, vers des termes techniques. En même temps se précise avec la traduction, de Bruni à Du Bellay, une idée de la langue. Au terme de ce parcours peuvent être proposées deux définitions : la translation est le transfert de ce qui est légitimement transférable ; la traduction est une œuvre qui, comme telle, et dans la conscience des réalités linguistiques, s’affranchit dans une certaine mesure d’un original dont elle se sait pourtant dépendante.In the vocabulary of translation, the transition from “translation” to the current french term (“traduction”) is gradually taking place from the beginning of the 15th to the end of the 16th century, first in Italy, then in France since the beginning of the 16th century. The phenomenon is complex, and must be examined more in the way of thinking a transfer or a passage in general, in very varied fields, than in the apprehension of the only translation. The model of the  translatio imperii offers a discourse elaborated explicitly in the Middle Ages, which has in particular a theological basis, whereas the vocabulary of translation is only gradually oriented, reducing their number, towards technical terms. At the same time becomes clearer, with the translation, from Bruni to Du Bellay, an idea of language. At the end of this study two definitions can be proposed: “translation” is the transfer of what is legitimately transferable; “traduction” is a work which, as such, and in the consciousness of linguistic realities, frees itself to some extent from an original of which it knows itself to be dependent.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description Dans le vocabulaire de la traduction, le passage de la  translation au terme actuel s’opère progressivement depuis le début du xve jusqu’à la fin du xvie siècle, d’abord en Italie, puis en France depuis le début du xvie siècle. Le phénomène est complexe, et doit être examiné davantage dans la manière de penser un transfert ou un passage en général, dans des domaines très variés, que dans l’appréhension de la seule traduction. Le modèle de la  translatio imperii offre un discours élaboré de manière explicite au moyen âge, qui s’appuie notamment sur un fondement théologique, tandis que c’est seulement peu à peu que le vocabulaire de la traduction s’oriente, en réduisant leur nombre, vers des termes techniques. En même temps se précise avec la traduction, de Bruni à Du Bellay, une idée de la langue. Au terme de ce parcours peuvent être proposées deux définitions : la translation est le transfert de ce qui est légitimement transférable ; la traduction est une œuvre qui, comme telle, et dans la conscience des réalités linguistiques, s’affranchit dans une certaine mesure d’un original dont elle se sait pourtant dépendante.
author Tournon, André
spellingShingle Tournon, André
« Je Jouons » : facéties grammaticales et philosophiques dans le Moyen de parvenir de Béroalde de Verville
author_facet Tournon, André
author_sort Tournon, André
title « Je Jouons » : facéties grammaticales et philosophiques dans le Moyen de parvenir de Béroalde de Verville
title_short « Je Jouons » : facéties grammaticales et philosophiques dans le Moyen de parvenir de Béroalde de Verville
title_full « Je Jouons » : facéties grammaticales et philosophiques dans le Moyen de parvenir de Béroalde de Verville
title_fullStr « Je Jouons » : facéties grammaticales et philosophiques dans le Moyen de parvenir de Béroalde de Verville
title_full_unstemmed « Je Jouons » : facéties grammaticales et philosophiques dans le Moyen de parvenir de Béroalde de Verville
title_sort « je jouons » : facéties grammaticales et philosophiques dans le moyen de parvenir de béroalde de verville
publishDate 2019
container_title Réforme
container_issue Humanisme, Renaissance | 89 | 2 | 2019-11-26 | p. 133-148 | 1771-1347
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-reforme-humanisme-renaissance-2019-2-page-133?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rhren.089.0133
_version_ 1877246640755048448