Thèses soutenues

Le présent article examine le rôle que le traducteur tourangeau Gabriel Chappuys (1546 - c. 1612) a joué dans la diffusion des œuvres du spirituel andalou Jean d’Avila, dont il a traduit les écrits en français, dix ans à peine après leur parution en langue originale. Après avoir débattu la question...

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Pubblicato in:Réforme, Humanisme, Renaissance | 84 | 1 | 2017-06-01 | p. 137-155 | 1771-1347
Autore principale: Mellinghoff-Bourgerie, Viviane
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2017
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le présent article examine le rôle que le traducteur tourangeau Gabriel Chappuys (1546 - c. 1612) a joué dans la diffusion des œuvres du spirituel andalou Jean d’Avila, dont il a traduit les écrits en français, dix ans à peine après leur parution en langue originale. Après avoir débattu la question de savoir si le  secretaire interprete du Roy en la langue espagnole peut être considéré à juste titre comme le « premier traducteur » du corpus avilien, V. Mellinghoff-Bourgerie souligne les particularités d’une traduction qui fut relayée successivement au XVIIe siècle par celles du R.P. Simon Martin (1653), du juriste Personne (1662) et du janséniste Robert Arnauld d’Andilly (1673). La comparaison de leurs traductions avec celles de Chappuys révèle que, loin d’emporter la palme face au traducteur tourangeau, les successeurs de Chappuys ont eux aussi effectué des remaniements propres à trahir l’hypotexte espagnol, soit en plagiant subrepticement les audaces du premier traducteur, soit en sacrifiant à l’idéal des  belles infidèles, encore vilipendé par l’académicien Bachet de Meziriac dans les années 1630, qui marquent justement les dernières rééditions des œuvres de Jean d’Avila selon la version chappuysienne.