« Quos numquam vidimus » : un motif cicéronien dans Les Regrets de Du Bellay

Les récurrences de formules poétiques dans les Regrets reflètent souvent la familiarité du poète avec les tournures usitées des rhéteurs latins, même parfois lorsque le poète déploie de véritables lieux communs. Cette étude considère les cas de trois sonnets (129, 161 et 185) dans lesquels Du Bella...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:Réforme, Humanisme, Renaissance | 84 | 1 | 2017-06-01 | p. 85-106 | 1771-1347
Autor Principal: Nassichuk, John
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2017
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Les récurrences de formules poétiques dans les Regrets reflètent souvent la familiarité du poète avec les tournures usitées des rhéteurs latins, même parfois lorsque le poète déploie de véritables lieux communs. Cette étude considère les cas de trois sonnets (129, 161 et 185) dans lesquels Du Bellay fait usage d’un motif rencontré dans le De Amicitia, où Laelius explique de quelle manière l’on peut aimer une personne avant même de l’avoir rencontrée. Il s’agit de montrer que si l’emploi de cette tournure par Du Bellay comporte toujours un aspect protocolaire - le poète faisant œuvre de courtisan au moment où il regagne son pays natal -, la précision de l’usage qu’il en fait laisse apparaître la science de l’ aptum qui constitue le fondement de la fiction épistolaire des Regrets.