Thèses soutenues

« D’une voix l’autre : plaisirs féminins dans la littérature française de la Renaissance » (Thèse de doctorat en langue et littérature françaises) Étudier les plaisirs féminins dans la littérature française de la Renaissance, c’est d’abord faire le constat d’une pluralité de représentations qui se r...

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Dans:Réforme, Humanisme, Renaissance | 80 | 1 | 2015-11-17 | p. 141-147 | 1771-1347
Auteur principal: Evrard, Clarisse
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2015
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RHREN_080_0141RHRENRéforme, Humanisme, Renaissance https://shs.cairn.info/revue-reforme-humanisme-renaissance-2015-1-page-141?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhren.080.0141 Thèses soutenues Evrard, Clarisse2015 fre Réforme, Humanisme, Renaissance | 80 | 1 | 2015-11-17 | p. 141-147 | 1771-1347 RHREN_0805 « D’une voix l’autre : plaisirs féminins dans la littérature française de la Renaissance » (Thèse de doctorat en langue et littérature françaises) Étudier les plaisirs féminins dans la littérature française de la Renaissance, c’est d’abord faire le constat d’une pluralité de représentations qui se regroupent autour d’un même enjeu, celui de l’honnêteté. En raison d’une forte tradition misogyne, il est en effet difficile pour une femme de concilier cet impératif social avec le plaisir. Les textes que nous étudions (récit, poésie, littérature d’idées) sont toutefois portés par une dynamique entre voix féminines et voix masculines, qui contribue à faire émerger un discours nouveau sur le plaisir féminin que nous nous proposons d’étudier. La première partie étudie les plaisirs dans l’espace conjugal. Celui-ci fait de la volupté féminine, dans la relation entre époux et dans l’adultère, à la fois une nécessité et une déviance. La deuxième partie s’attache à l’espace social et interroge les plaisirs de cour : les échanges amoureux influencés par l’amour courtois, le néo-platonisme et le pétrarquisme, et les divertissements collectifs, de la danse à la conversation. La troisième partie, consacrée à l’espace de soi, se dégage de la morale sociale dont les deux premières parties sont tributaires pour proposer une réflexion sur le plaisir comme accomplissement de soi dans la maternité, le savoir, la spiritualité et l’écriture. “From one voice to another: feminine pleasures in French Renaissance literature” The study of feminine pleasures in the sixteenth-century French literature leads to a multiplicity of representations. All of them coincide with the idea of honesty. Because of a strong misogynist ideology, women could hardly reconcile these social and moral requirements with the notion of pleasure. Nevertheless, the texts studied in this thesis (narratives, poems, essays and treatises) show a dynamic between feminine and masculine voices that gives way to new discourses on pleasure. The first part focuses on pleasure within marriage. Be it within their relationship with their spouses or in adultery, feminine sensual pleasure was considered both an honest need and a déviance. The second part deals with social pleasures: public amusements (from dance to conversations) as well as encounters between lovers, which were influenced by amour courtois, neoplatonism, and, petrarquism. The third part, dedicated to the self, breaks away from the social morals attached to the first two parts in order to study pleasure as self-accomplishment through motherhood, knowledge, spirituality and writing. Cairn free access
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description « D’une voix l’autre : plaisirs féminins dans la littérature française de la Renaissance » (Thèse de doctorat en langue et littérature françaises) Étudier les plaisirs féminins dans la littérature française de la Renaissance, c’est d’abord faire le constat d’une pluralité de représentations qui se regroupent autour d’un même enjeu, celui de l’honnêteté. En raison d’une forte tradition misogyne, il est en effet difficile pour une femme de concilier cet impératif social avec le plaisir. Les textes que nous étudions (récit, poésie, littérature d’idées) sont toutefois portés par une dynamique entre voix féminines et voix masculines, qui contribue à faire émerger un discours nouveau sur le plaisir féminin que nous nous proposons d’étudier. La première partie étudie les plaisirs dans l’espace conjugal. Celui-ci fait de la volupté féminine, dans la relation entre époux et dans l’adultère, à la fois une nécessité et une déviance. La deuxième partie s’attache à l’espace social et interroge les plaisirs de cour : les échanges amoureux influencés par l’amour courtois, le néo-platonisme et le pétrarquisme, et les divertissements collectifs, de la danse à la conversation. La troisième partie, consacrée à l’espace de soi, se dégage de la morale sociale dont les deux premières parties sont tributaires pour proposer une réflexion sur le plaisir comme accomplissement de soi dans la maternité, le savoir, la spiritualité et l’écriture.
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