Contribution des régionalismes à « l’eternelle fabrique de nostre vulgaire » chez Rabelais
« Contribution des régionalismes à « l'eternelle fabrique de nostre vulgaire » chez Rabelais » Au XVIe siècle, le français est en voie de rénovation et les écrivains ont une conscience aiguë des variations linguistiques. La volonté d’enrichissement du français passe par une valorisation des dia...
Enregistré dans:
| Dans: | Réforme, Humanisme, Renaissance | 80 | 1 | 2015-11-17 | p. 97-120 | 1771-1347 |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2015
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | « Contribution des régionalismes à « l'eternelle fabrique de nostre vulgaire » chez Rabelais »
Au XVIe siècle, le français est en voie de rénovation et les écrivains ont une conscience aiguë des variations linguistiques. La volonté d’enrichissement du français passe par une valorisation des dialectes. C’est à Rabelais principalement que revient l'initiative d'avoir développé l’emploi des termes dialectaux dans son œuvre. L'épisode du banquet des Gastrolâtres offre ainsi un exemple remarquable de l'abondance des régionalismes. Par ailleurs, les régionalismes sont nombreux dans le contreblason du couillon du Tiers livre. Il est notoire que le signifiant est valorisé, dans ce chapitre, au détriment du signifié et ce fait interdit toute réduction du langage à l’instrumentalisme. Rabelais semble ainsi s’émanciper du modèle humaniste de copia, en poussant à l’extrême l’exubérance verbale. En dernière analyse, c’est le français avec ses variétés régionales qui se révèle être la source inépuisable de l’écriture chez Rabelais.
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