Mallarmé critique d'art ?

Deleuze a révélé la modernité de Péguy, qu’il considère comme l’écrivain de l’absolue nouveauté. La plupart des textes qui traitent directement de Péguy chez le philosophe concernent la « répétition ». On peut même détecter un effet de « vue dans la lunette », comme si Deleuze n’avait lu que ce pass...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Marchal, Bertrand
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2011
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHLF_112_0333
record_format cairn
spelling cairn-RHLF_112_0333RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2011-2-page-333?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.112.0333 Mallarmé critique d'art ? Marchal, Bertrand2011 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 111 | 2 | 2011-05-16 | p. 333-340 | 0035-2411 RHLF_11298 Deleuze a révélé la modernité de Péguy, qu’il considère comme l’écrivain de l’absolue nouveauté. La plupart des textes qui traitent directement de Péguy chez le philosophe concernent la « répétition ». On peut même détecter un effet de « vue dans la lunette », comme si Deleuze n’avait lu que ce passage de Clio dans lequel l’auteur définit son concept de l’« Internel ». Pour cette raison, on a pu penser que Deleuze s’intéresse à la « pensée philosophique » de Péguy, et que celle-ci ne serait qu’« incarnée » par le style, de manière secondaire ou illustrative. Or Deleuze va plus loin : c’est bien en tant qu’écrivain, mais par-delà le style, qu’il appréhende Péguy, et c’est parce qu’il intègre le style à une démarche strictement littéraire, qu’il réussit à maintenir Péguy dans le domaine propre à la littérature : celui du paradoxe. Péguy devient alors un miroir du philosophe. À partir des écrits de l’essayiste, Deleuze fonde une expérience de l’événement, dont il lit l’incarnation dans le mouvement de mai 1968.Cairn restricted access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description Deleuze a révélé la modernité de Péguy, qu’il considère comme l’écrivain de l’absolue nouveauté. La plupart des textes qui traitent directement de Péguy chez le philosophe concernent la « répétition ». On peut même détecter un effet de « vue dans la lunette », comme si Deleuze n’avait lu que ce passage de Clio dans lequel l’auteur définit son concept de l’« Internel ». Pour cette raison, on a pu penser que Deleuze s’intéresse à la « pensée philosophique » de Péguy, et que celle-ci ne serait qu’« incarnée » par le style, de manière secondaire ou illustrative. Or Deleuze va plus loin : c’est bien en tant qu’écrivain, mais par-delà le style, qu’il appréhende Péguy, et c’est parce qu’il intègre le style à une démarche strictement littéraire, qu’il réussit à maintenir Péguy dans le domaine propre à la littérature : celui du paradoxe. Péguy devient alors un miroir du philosophe. À partir des écrits de l’essayiste, Deleuze fonde une expérience de l’événement, dont il lit l’incarnation dans le mouvement de mai 1968.
author Marchal, Bertrand
spellingShingle Marchal, Bertrand
Mallarmé critique d'art ?
author_facet Marchal, Bertrand
author_sort Marchal, Bertrand
title Mallarmé critique d'art ?
title_short Mallarmé critique d'art ?
title_full Mallarmé critique d'art ?
title_fullStr Mallarmé critique d'art ?
title_full_unstemmed Mallarmé critique d'art ?
title_sort mallarmé critique d'art ?
publishDate 2011
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2011-2-page-333?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rhlf.112.0333
_version_ 1877246627504193536