Remarques sur la critique d'art au XVIIIe siècle

Deleuze a révélé la modernité de Péguy, qu’il considère comme l’écrivain de l’absolue nouveauté. La plupart des textes qui traitent directement de Péguy chez le philosophe concernent la « répétition ». On peut même détecter un effet de « vue dans la lunette », comme si Deleuze n’avait lu que ce pass...

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Päätekijä: Lavezzi, Elisabeth
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2011
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id cairn-RHLF_112_0269
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spelling cairn-RHLF_112_0269RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2011-2-page-269?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.112.0269 Remarques sur la critique d'art au XVIIIe siècle Lavezzi, Elisabeth2011 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 111 | 2 | 2011-05-16 | p. 269-282 | 0035-2411 RHLF_11294 Deleuze a révélé la modernité de Péguy, qu’il considère comme l’écrivain de l’absolue nouveauté. La plupart des textes qui traitent directement de Péguy chez le philosophe concernent la « répétition ». On peut même détecter un effet de « vue dans la lunette », comme si Deleuze n’avait lu que ce passage de Clio dans lequel l’auteur définit son concept de l’« Internel ». Pour cette raison, on a pu penser que Deleuze s’intéresse à la « pensée philosophique » de Péguy, et que celle-ci ne serait qu’« incarnée » par le style, de manière secondaire ou illustrative. Or Deleuze va plus loin : c’est bien en tant qu’écrivain, mais par-delà le style, qu’il appréhende Péguy, et c’est parce qu’il intègre le style à une démarche strictement littéraire, qu’il réussit à maintenir Péguy dans le domaine propre à la littérature : celui du paradoxe. Péguy devient alors un miroir du philosophe. À partir des écrits de l’essayiste, Deleuze fonde une expérience de l’événement, dont il lit l’incarnation dans le mouvement de mai 1968.Cairn restricted access
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description Deleuze a révélé la modernité de Péguy, qu’il considère comme l’écrivain de l’absolue nouveauté. La plupart des textes qui traitent directement de Péguy chez le philosophe concernent la « répétition ». On peut même détecter un effet de « vue dans la lunette », comme si Deleuze n’avait lu que ce passage de Clio dans lequel l’auteur définit son concept de l’« Internel ». Pour cette raison, on a pu penser que Deleuze s’intéresse à la « pensée philosophique » de Péguy, et que celle-ci ne serait qu’« incarnée » par le style, de manière secondaire ou illustrative. Or Deleuze va plus loin : c’est bien en tant qu’écrivain, mais par-delà le style, qu’il appréhende Péguy, et c’est parce qu’il intègre le style à une démarche strictement littéraire, qu’il réussit à maintenir Péguy dans le domaine propre à la littérature : celui du paradoxe. Péguy devient alors un miroir du philosophe. À partir des écrits de l’essayiste, Deleuze fonde une expérience de l’événement, dont il lit l’incarnation dans le mouvement de mai 1968.
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