SYLVIE VIELLEDENT, 1830 aux théâtres. Paris, Honoré Champion, coll. Romantisme et modernités, n° 121, 2009. Un vol. de 688 p.

Deleuze a révélé la modernité de Péguy, qu’il considère comme l’écrivain de l’absolue nouveauté. La plupart des textes qui traitent directement de Péguy chez le philosophe concernent la « répétition ». On peut même détecter un effet de « vue dans la lunette », comme si Deleuze n’avait lu que ce pass...

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Hovedforfatter: Roman, Myriam
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2011
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHLF_104_0989p
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spelling cairn-RHLF_104_0989pRHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2010-4-page-989p?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.104.0989p SYLVIE VIELLEDENT, 1830 aux théâtres. Paris, Honoré Champion, coll. Romantisme et modernités, n° 121, 2009. Un vol. de 688 p. Roman, Myriam2011 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 110 | 4 | 2011-02-24 | p. 989p-1006p | 0035-2411 RHLF_10451 Deleuze a révélé la modernité de Péguy, qu’il considère comme l’écrivain de l’absolue nouveauté. La plupart des textes qui traitent directement de Péguy chez le philosophe concernent la « répétition ». On peut même détecter un effet de « vue dans la lunette », comme si Deleuze n’avait lu que ce passage de Clio dans lequel l’auteur définit son concept de l’« Internel ». Pour cette raison, on a pu penser que Deleuze s’intéresse à la « pensée philosophique » de Péguy, et que celle-ci ne serait qu’« incarnée » par le style, de manière secondaire ou illustrative. Or Deleuze va plus loin : c’est bien en tant qu’écrivain, mais par-delà le style, qu’il appréhende Péguy, et c’est parce qu’il intègre le style à une démarche strictement littéraire, qu’il réussit à maintenir Péguy dans le domaine propre à la littérature : celui du paradoxe. Péguy devient alors un miroir du philosophe. À partir des écrits de l’essayiste, Deleuze fonde une expérience de l’événement, dont il lit l’incarnation dans le mouvement de mai 1968.Cairn restricted access
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description Deleuze a révélé la modernité de Péguy, qu’il considère comme l’écrivain de l’absolue nouveauté. La plupart des textes qui traitent directement de Péguy chez le philosophe concernent la « répétition ». On peut même détecter un effet de « vue dans la lunette », comme si Deleuze n’avait lu que ce passage de Clio dans lequel l’auteur définit son concept de l’« Internel ». Pour cette raison, on a pu penser que Deleuze s’intéresse à la « pensée philosophique » de Péguy, et que celle-ci ne serait qu’« incarnée » par le style, de manière secondaire ou illustrative. Or Deleuze va plus loin : c’est bien en tant qu’écrivain, mais par-delà le style, qu’il appréhende Péguy, et c’est parce qu’il intègre le style à une démarche strictement littéraire, qu’il réussit à maintenir Péguy dans le domaine propre à la littérature : celui du paradoxe. Péguy devient alors un miroir du philosophe. À partir des écrits de l’essayiste, Deleuze fonde une expérience de l’événement, dont il lit l’incarnation dans le mouvement de mai 1968.
author Roman, Myriam
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