« Tout vit, tout agit, tout se correspond ».

Chez Gérard de Nerval, dire sa propre folie est un acte poétique par excellence. Dans Aurélia, il crée une écriture autobiographique de la folie qui se calque à s’y méprendre sur le langage des aliénés et, à travers l’évocation de ses expériences de l’aliénation, cherche à explorer les rapports com...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Mizuno, Hisashi
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2010
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHLF_102_0333
record_format cairn
spelling cairn-RHLF_102_0333RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2010-2-page-333?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.102.0333 « Tout vit, tout agit, tout se correspond ». Mizuno, Hisashi2010 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 110 | 2 | 2010-06-02 | p. 333-349 | 0035-2411 RHLF_10227 Chez Gérard de Nerval, dire sa propre folie est un acte poétique par excellence. Dans Aurélia, il crée une écriture autobiographique de la folie qui se calque à s’y méprendre sur le langage des aliénés et, à travers l’évocation de ses expériences de l’aliénation, cherche à explorer les rapports complexes entre le monde réel et l’autre monde entrevu au cours de ses visions insensées et chimériques. Et en les présentant comme sa « descente aux enfers » à la suite des modèles poétiques dans la tradition littéraire occidentale depuis Homère et Virgile, il tente de présenter une vision du monde rendue harmonieuse par son écriture, traitant de la folie à la première personne. La dernière folie de Nerval, celle de se croire poète, consiste à se faire voyant de l’infini, mais surtout à exprimer poétiquement la fusion du moi et de la nature dans le Grand Tout.Cairn restricted access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description Chez Gérard de Nerval, dire sa propre folie est un acte poétique par excellence. Dans Aurélia, il crée une écriture autobiographique de la folie qui se calque à s’y méprendre sur le langage des aliénés et, à travers l’évocation de ses expériences de l’aliénation, cherche à explorer les rapports complexes entre le monde réel et l’autre monde entrevu au cours de ses visions insensées et chimériques. Et en les présentant comme sa « descente aux enfers » à la suite des modèles poétiques dans la tradition littéraire occidentale depuis Homère et Virgile, il tente de présenter une vision du monde rendue harmonieuse par son écriture, traitant de la folie à la première personne. La dernière folie de Nerval, celle de se croire poète, consiste à se faire voyant de l’infini, mais surtout à exprimer poétiquement la fusion du moi et de la nature dans le Grand Tout.
author Mizuno, Hisashi
spellingShingle Mizuno, Hisashi
« Tout vit, tout agit, tout se correspond ».
author_facet Mizuno, Hisashi
author_sort Mizuno, Hisashi
title « Tout vit, tout agit, tout se correspond ».
title_short « Tout vit, tout agit, tout se correspond ».
title_full « Tout vit, tout agit, tout se correspond ».
title_fullStr « Tout vit, tout agit, tout se correspond ».
title_full_unstemmed « Tout vit, tout agit, tout se correspond ».
title_sort « tout vit, tout agit, tout se correspond ».
publishDate 2010
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2010-2-page-333?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rhlf.102.0333
_version_ 1877246627181232128