Albert Camus, un écrivain scénique ?

Édouard dans Les Faux-Monnayeurs et Gide lui-même dans son Journal des Faux-Monnayeurs ne cessent de désigner le roman en cours d’écriture comme une « touffe » appelée à grandir et à proliférer. Cette métaphore prend tout son sens dans le contexte d’un jeu d’allusions à des textes antérieurs, de B...

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Hovedforfatter: Barut, Benoît
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2010
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHLF_101_0157
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spelling cairn-RHLF_101_0157RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2010-1-page-157?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.101.0157 Albert Camus, un écrivain scénique ? Barut, Benoît2010 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 110 | 1 | 2010-03-01 | p. 157-174 | 0035-2411 RHLF_10188 Édouard dans Les Faux-Monnayeurs et Gide lui-même dans son Journal des Faux-Monnayeurs ne cessent de désigner le roman en cours d’écriture comme une « touffe » appelée à grandir et à proliférer. Cette métaphore prend tout son sens dans le contexte d’un jeu d’allusions à des textes antérieurs, de Barrès, de Maurras et, surtout, de Bourget. Gide propose en effet une réflexion critique sur la « Théorie de la décadence » proposée en 1881 par ce dernier. Ce débat qui engage des enjeux esthétiques mais aussi éthiques et même, proprement politiques, lui permet de clore le débat sur la question du classicisme, en redéfinissant du même coup la fonction de la littérature, en rupture avec l’idéal de l’écrivain responsable naguère défendu par Bourget.Cairn restricted access
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description Édouard dans Les Faux-Monnayeurs et Gide lui-même dans son Journal des Faux-Monnayeurs ne cessent de désigner le roman en cours d’écriture comme une « touffe » appelée à grandir et à proliférer. Cette métaphore prend tout son sens dans le contexte d’un jeu d’allusions à des textes antérieurs, de Barrès, de Maurras et, surtout, de Bourget. Gide propose en effet une réflexion critique sur la « Théorie de la décadence » proposée en 1881 par ce dernier. Ce débat qui engage des enjeux esthétiques mais aussi éthiques et même, proprement politiques, lui permet de clore le débat sur la question du classicisme, en redéfinissant du même coup la fonction de la littérature, en rupture avec l’idéal de l’écrivain responsable naguère défendu par Bourget.
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