Littérature et conversation au XXe siècle : Proust (encore)

L’article propose une relecture de la relation de Proust à Sainte-Beuve, à partir du Contre Sainte-Beuve et d’ À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Le refus de concevoir la littérature comme un prolongement de la conversation et d’écrire pour un public se révèle moins tranché qu’il n’y paraît dan...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Héron, Pierre-Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHLF_101_0093
record_format cairn
spelling cairn-RHLF_101_0093RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2010-1-page-93?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.101.0093 Littérature et conversation au XXe siècle : Proust (encore) Héron, Pierre-Marie2010 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 110 | 1 | 2010-03-01 | p. 93-111 | 0035-2411 RHLF_10184 L’article propose une relecture de la relation de Proust à Sainte-Beuve, à partir du Contre Sainte-Beuve et d’ À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Le refus de concevoir la littérature comme un prolongement de la conversation et d’écrire pour un public se révèle moins tranché qu’il n’y paraît dans le premier volume, où la méthode critique de l’aîné est à la fois pastichée et caricaturée. Sur l’exemple de Bergotte, étudié (d’une manière toute beuvienne) dans son œuvre écrite et dans sa conversation, le divorce s’assouplit de fait dans le second au profit d’une simple hiérarchie de plans ménageant des continuités, reflet de celle existant en réalité entre moi social et moi génial. Demeure une ambivalence majeure, incarnée par la duchesse de Guermantes, vis-à-vis de la conversation « à la française », art de parler réconciliant l’originalité de vision avec le charme.Cairn restricted access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description L’article propose une relecture de la relation de Proust à Sainte-Beuve, à partir du Contre Sainte-Beuve et d’ À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Le refus de concevoir la littérature comme un prolongement de la conversation et d’écrire pour un public se révèle moins tranché qu’il n’y paraît dans le premier volume, où la méthode critique de l’aîné est à la fois pastichée et caricaturée. Sur l’exemple de Bergotte, étudié (d’une manière toute beuvienne) dans son œuvre écrite et dans sa conversation, le divorce s’assouplit de fait dans le second au profit d’une simple hiérarchie de plans ménageant des continuités, reflet de celle existant en réalité entre moi social et moi génial. Demeure une ambivalence majeure, incarnée par la duchesse de Guermantes, vis-à-vis de la conversation « à la française », art de parler réconciliant l’originalité de vision avec le charme.
author Héron, Pierre-Marie
spellingShingle Héron, Pierre-Marie
Littérature et conversation au XXe siècle : Proust (encore)
author_facet Héron, Pierre-Marie
author_sort Héron, Pierre-Marie
title Littérature et conversation au XXe siècle : Proust (encore)
title_short Littérature et conversation au XXe siècle : Proust (encore)
title_full Littérature et conversation au XXe siècle : Proust (encore)
title_fullStr Littérature et conversation au XXe siècle : Proust (encore)
title_full_unstemmed Littérature et conversation au XXe siècle : Proust (encore)
title_sort littérature et conversation au xxe siècle : proust (encore)
publishDate 2010
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2010-1-page-93?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rhlf.101.0093
_version_ 1877246627000877056