EMMANUEL GODO, Nerval ou la raison du rêve, Cerf, 2008. Un vol. 19,5 × 12,5 de 190 p.

La légende fait du théâtre de Jean-Luc Lagarce un théâtre de paroles, presque clos à force de se désintéresser du monde, occupé à ausculter l’intime, hanté par la seule menace de la mort. L’hypothèse ici envisagée est tout autre : celle d’un théâtre à ce point conscient de la « force terrible du...

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Hoofdauteur: Illouz, Jean-Nicolas
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2009
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id cairn-RHLF_092_0449p
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spelling cairn-RHLF_092_0449pRHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2009-2-page-449p?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.092.0449p EMMANUEL GODO, Nerval ou la raison du rêve, Cerf, 2008. Un vol. 19,5 × 12,5 de 190 p. Illouz, Jean-Nicolas2009 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 109 | 2 | 2009-06-05 | p. 449p-482p | 0035-2411 RHLF_09280 La légende fait du théâtre de Jean-Luc Lagarce un théâtre de paroles, presque clos à force de se désintéresser du monde, occupé à ausculter l’intime, hanté par la seule menace de la mort. L’hypothèse ici envisagée est tout autre : celle d’un théâtre à ce point conscient de la « force terrible du pouvoir » qu’il déploie une poétique du détour. Cette poétique du détour, ce parti pris de l’incertitude semblent ainsi pouvoir être appréhendés comme une manière esthétique, éthique, politique d’être au monde. Ce sont eux qui permettent à Lagarce d’opposer aux exactitudes menaçantes le tremblement maintenu d’une quête heureusement infinie. Juste la fin du monde en témoigne.Cairn restricted access
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description La légende fait du théâtre de Jean-Luc Lagarce un théâtre de paroles, presque clos à force de se désintéresser du monde, occupé à ausculter l’intime, hanté par la seule menace de la mort. L’hypothèse ici envisagée est tout autre : celle d’un théâtre à ce point conscient de la « force terrible du pouvoir » qu’il déploie une poétique du détour. Cette poétique du détour, ce parti pris de l’incertitude semblent ainsi pouvoir être appréhendés comme une manière esthétique, éthique, politique d’être au monde. Ce sont eux qui permettent à Lagarce d’opposer aux exactitudes menaçantes le tremblement maintenu d’une quête heureusement infinie. Juste la fin du monde en témoigne.
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