Mes amis d'Emmanuel Bove, à la frontière des genres
La légende fait du théâtre de Jean-Luc Lagarce un théâtre de paroles, presque clos à force de se désintéresser du monde, occupé à ausculter l’intime, hanté par la seule menace de la mort. L’hypothèse ici envisagée est tout autre : celle d’un théâtre à ce point conscient de la « force terrible du...
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| Publié: |
2009
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RHLF_092_0307RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2009-2-page-307?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.092.0307 Mes amis d'Emmanuel Bove, à la frontière des genres Piroux, Cyril2009 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 109 | 2 | 2009-06-05 | p. 307-320 | 0035-2411 RHLF_09256 La légende fait du théâtre de Jean-Luc Lagarce un théâtre de paroles, presque clos à force de se désintéresser du monde, occupé à ausculter l’intime, hanté par la seule menace de la mort. L’hypothèse ici envisagée est tout autre : celle d’un théâtre à ce point conscient de la « force terrible du pouvoir » qu’il déploie une poétique du détour. Cette poétique du détour, ce parti pris de l’incertitude semblent ainsi pouvoir être appréhendés comme une manière esthétique, éthique, politique d’être au monde. Ce sont eux qui permettent à Lagarce d’opposer aux exactitudes menaçantes le tremblement maintenu d’une quête heureusement infinie. Juste la fin du monde en témoigne.Cairn restricted access |
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La légende fait du théâtre de Jean-Luc Lagarce un théâtre de paroles, presque clos à force
de se désintéresser du monde, occupé à ausculter l’intime, hanté par la seule menace de la
mort. L’hypothèse ici envisagée est tout autre : celle d’un théâtre à ce point conscient de la
« force terrible du pouvoir » qu’il déploie une poétique du détour. Cette poétique du détour,
ce parti pris de l’incertitude semblent ainsi pouvoir être appréhendés comme une manière
esthétique, éthique, politique d’être au monde. Ce sont eux qui permettent à Lagarce d’opposer aux exactitudes menaçantes le tremblement maintenu d’une quête heureusement infinie.
Juste la fin du monde en témoigne. |
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