Nouvelle et non-événement : Tchekhov, Hemingway, Gracq

La légende fait du théâtre de Jean-Luc Lagarce un théâtre de paroles, presque clos à force de se désintéresser du monde, occupé à ausculter l’intime, hanté par la seule menace de la mort. L’hypothèse ici envisagée est tout autre : celle d’un théâtre à ce point conscient de la « force terrible du...

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Auteur principal: Viegnes, Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RHLF_092_0289
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spelling cairn-RHLF_092_0289RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2009-2-page-289?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.092.0289 Nouvelle et non-événement : Tchekhov, Hemingway, Gracq Viegnes, Michel2009 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 109 | 2 | 2009-06-05 | p. 289-298 | 0035-2411 RHLF_09254 La légende fait du théâtre de Jean-Luc Lagarce un théâtre de paroles, presque clos à force de se désintéresser du monde, occupé à ausculter l’intime, hanté par la seule menace de la mort. L’hypothèse ici envisagée est tout autre : celle d’un théâtre à ce point conscient de la « force terrible du pouvoir » qu’il déploie une poétique du détour. Cette poétique du détour, ce parti pris de l’incertitude semblent ainsi pouvoir être appréhendés comme une manière esthétique, éthique, politique d’être au monde. Ce sont eux qui permettent à Lagarce d’opposer aux exactitudes menaçantes le tremblement maintenu d’une quête heureusement infinie. Juste la fin du monde en témoigne.Cairn restricted access
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description La légende fait du théâtre de Jean-Luc Lagarce un théâtre de paroles, presque clos à force de se désintéresser du monde, occupé à ausculter l’intime, hanté par la seule menace de la mort. L’hypothèse ici envisagée est tout autre : celle d’un théâtre à ce point conscient de la « force terrible du pouvoir » qu’il déploie une poétique du détour. Cette poétique du détour, ce parti pris de l’incertitude semblent ainsi pouvoir être appréhendés comme une manière esthétique, éthique, politique d’être au monde. Ce sont eux qui permettent à Lagarce d’opposer aux exactitudes menaçantes le tremblement maintenu d’une quête heureusement infinie. Juste la fin du monde en témoigne.
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