Ce que tragédie et tragique veulent dire dans les écrits théoriques du XVIe siècle

Pour qui cherche à connaître — en oubliant provisoirement toute la méditation moderne sur le tragique lancée par l’idéalisme allemand — la conception que les gens du XVIe siècle se faisaient du tragique et de la tragédie, les écrits théoriques sur le genre tragique, mais aussi tout ce paratexte d...

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Autore principale: Mazouer, Charles
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2009
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Pour qui cherche à connaître — en oubliant provisoirement toute la méditation moderne sur le tragique lancée par l’idéalisme allemand — la conception que les gens du XVIe siècle se faisaient du tragique et de la tragédie, les écrits théoriques sur le genre tragique, mais aussi tout ce paratexte de dédicaces et d’avis au lecteur qui accompagnait la publication des tragédies, sont riches d’enseignement. Il est vrai que le XVIe siècle donne à la notion de tragédie une large extension : l’histoire et la vie contemporaine sont tragiques ; et la tragédie déborde du genre théâtral pour envahir la nouvelle. Et toujours avec des conceptions proches de celles que mettent en valeur les écrits théoriques sur le théâtre tragique proprement dit. Ceux-ci développent trois thématiques essentielles : la tragédie est spectacle du malheur, en particulier des grands — auxquels ne le cantonnaient pas les Histoires tragiques ; elle propose une leçon morale, à tous mais particulièrement aux grands qui s’y voient comme en un miroir ; elle montre finalement la puissance de cette instance métaphysique qu’est la Fortune, avec toutes les discussions attachés au concept, réprouvé par les chrétiens.