Proust et l'Eglise.

La tradition chrétienne, qui n’a jamais cessé de voir dans le Théâtre l’incarnation super-lative des « puissances du Mal », l’a systématiquement poursuivi de ses anathèmes diabolisants. L’on s’attendrait à retrouver la substance de cette entreprise de diabolisation du théâtre dans le feuilleton dra...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: de Vendeuvre, Isabelle
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2008
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:La tradition chrétienne, qui n’a jamais cessé de voir dans le Théâtre l’incarnation super-lative des « puissances du Mal », l’a systématiquement poursuivi de ses anathèmes diabolisants. L’on s’attendrait à retrouver la substance de cette entreprise de diabolisation du théâtre dans le feuilleton dramatique de Barbey d’Aurevilly — qui revendique haut et fort son allégeance au catholicisme, et qui s’en fait, dans l’ensemble de son œuvre critique, le plus farouche défenseur. Or, l’étude exhaustive des cinq volumes de critique dramatique aurevillienne (en cours de réédition aux Belles Lettres) laisse entendre, à l’endroit du théâtre, une toute autre voix, fondamentalement dissonante, qui prend à rebrousse-poil cette tradition chrétienne dont pourtant, dans le même temps, il se réclame. Après avoir exposé les tenants et les aboutissants de l’argumentaire chrétien contre le théâtre, cette étude se proposera d’y confronter l’approche aurevillienne du spectacle, dont on tâchera de saisir la nouveauté et la spécificité. Cette confrontation systématique des deux discours permettra ainsi de dégager à la fois les contours du « Catholicisme hétérodoxe » qui est celui de Barbey, et les grandes « catégories » ou lignes de force de son Esthétique.