« Le funeste Pascal »

Stendhal et le secret des noix confites Très jeune, Beyle se plaît à romancer la vérité. Une de ses mystifications les plus réussies se trouve dans Vie de Henry Brulard. L’autobiographie insiste, en effet, sur les relations entre Mme de Montmaur, grenobloise, amie du docteur Gagnon, présentée com...

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Auteur principal: Compagnon, Antoine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2007
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RHLF_072_0413
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spelling cairn-RHLF_072_0413RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2007-2-page-413?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.072.0413 « Le funeste Pascal » Compagnon, Antoine2007 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 107 | 2 | 2007-06-01 | p. 413-432 | 0035-2411 RHLF_07244 Stendhal et le secret des noix confites Très jeune, Beyle se plaît à romancer la vérité. Une de ses mystifications les plus réussies se trouve dans Vie de Henry Brulard. L’autobiographie insiste, en effet, sur les relations entre Mme de Montmaur, grenobloise, amie du docteur Gagnon, présentée comme le modèle le plus probable de la marquise de Merteuil, et Beyle enfant, à qui la dame distribuait des noix confites.La mention répétée de la friandise qui pimente ce souvenir paraît banale sous la plume d’un homme originaire d’une région spécialisée dans la production de noix. L’intérêt de ce détail ne réside pas tant dans la fascinante rencontre d’un petit garçon et d’un modèle littéraire vivant dont la critique rêve depuis près de deux siècles que dans la saveur érotique de cette gourmandise que Stendhal, parvenu à la maturité, suggère tout en égarant le lecteur et en préservant son secret.Cairn restricted access
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description Stendhal et le secret des noix confites Très jeune, Beyle se plaît à romancer la vérité. Une de ses mystifications les plus réussies se trouve dans Vie de Henry Brulard. L’autobiographie insiste, en effet, sur les relations entre Mme de Montmaur, grenobloise, amie du docteur Gagnon, présentée comme le modèle le plus probable de la marquise de Merteuil, et Beyle enfant, à qui la dame distribuait des noix confites.La mention répétée de la friandise qui pimente ce souvenir paraît banale sous la plume d’un homme originaire d’une région spécialisée dans la production de noix. L’intérêt de ce détail ne réside pas tant dans la fascinante rencontre d’un petit garçon et d’un modèle littéraire vivant dont la critique rêve depuis près de deux siècles que dans la saveur érotique de cette gourmandise que Stendhal, parvenu à la maturité, suggère tout en égarant le lecteur et en préservant son secret.
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