La souffrance du désir dans les premières œuvres de Samuel Beckett
Beckett, dans ses premières œuvres, fait une place importante au désir. Il le décrit en des termes très proches de ceux de Proust, dont il est le lecteur. Le désir, irrémédiablement lié au manque - l’objet du désir restant toujours inaccessible pour le sujet — est une souffrance. Il est aussi un...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2006
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Beckett, dans ses premières œuvres, fait une place importante au désir. Il le décrit en des
termes très proches de ceux de Proust, dont il est le lecteur. Le désir, irrémédiablement lié au
manque - l’objet du désir restant toujours inaccessible pour le sujet — est une souffrance. Il
est aussi un mécanisme, un élan poussant éternellement un sujet vers un objet. Beckett
montre une préoccupation particulière pour ce dynamisme du désir. Dans l’œuvre de Beckett,
le désir est de moins en moins lié à un individu — qui souffre parce qu’il désire et par ce
qu’il désire. Cette transformation est visible dans une série de textes critiques de Beckett,
datant de la fin des années trente. Le désir est définitivement arraché au champ narratif, qui
en exposait les mécanismes et les lois. A partir de cette notion de gravitation éternelle autour
d’un centre, d’errance douloureuse du désir, Beckett développe une problématique nouvelle,
greffée sur la précédente; il voit dans ce désir et dans le manque un impératif qui précède
l’œuvre et la rend nécessaire. Ce déséquilibre majeur, comme un mouvement incessant, un
épanchement sans fin, appelle sans cesse l’œuvre. |
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