TONY GHEERAERT, Le Chant de la grâce. Port-Royal et la poésie d’Arnauld d’Andilly à Racine. Champion, « Lumière classique », 2003. Un vol. 16,5 × 24 de 622 p.

Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche...

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Päätekijä: Peureux, Guillaume
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Kieli:Français
Julkaistu: 2005
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id cairn-RHLF_053_0655n
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spelling cairn-RHLF_053_0655nRHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2005-3-page-655n?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.053.0655n TONY GHEERAERT, Le Chant de la grâce. Port-Royal et la poésie d’Arnauld d’Andilly à Racine. Champion, « Lumière classique », 2003. Un vol. 16,5 × 24 de 622 p. Peureux, Guillaume2005 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 105 | 3 | 2005-06-01 | p. 655n-764n | 0035-2411 RHLF_05385 Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche orchestre avec bonheur, au contraire, une unité retrouvée. Chez Proust, roman et recueil se confondent, prose et poésie se rejoignent et la question métaphysique trouve une réponse esthétique. Aux fondrières (en fait de fondations) sur lesquelles le « barbare à sensations » qu’est Barbey a bâti l’édifice jésuitique d’une œuvre dont le catholicisme a souvent éveillé le soupçon, peut alors succéder la « cathédrale » immense élevée à la gloire de la littérature par le « dilettante d’architecture » qui fonde notre modernité. Cairn restricted access
language Français
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description Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche orchestre avec bonheur, au contraire, une unité retrouvée. Chez Proust, roman et recueil se confondent, prose et poésie se rejoignent et la question métaphysique trouve une réponse esthétique. Aux fondrières (en fait de fondations) sur lesquelles le « barbare à sensations » qu’est Barbey a bâti l’édifice jésuitique d’une œuvre dont le catholicisme a souvent éveillé le soupçon, peut alors succéder la « cathédrale » immense élevée à la gloire de la littérature par le « dilettante d’architecture » qui fonde notre modernité.
author Peureux, Guillaume
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TONY GHEERAERT, Le Chant de la grâce. Port-Royal et la poésie d’Arnauld d’Andilly à Racine. Champion, « Lumière classique », 2003. Un vol. 16,5 × 24 de 622 p.
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