« Montherlant s'éloigne ».

Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche...

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Prif Awdur: Macé, Marielle
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2005
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHLF_053_0587
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spelling cairn-RHLF_053_0587RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2005-3-page-587?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.053.0587 « Montherlant s'éloigne ». Macé, Marielle2005 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 105 | 3 | 2005-06-01 | p. 587-605 | 0035-2411 RHLF_05368 Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche orchestre avec bonheur, au contraire, une unité retrouvée. Chez Proust, roman et recueil se confondent, prose et poésie se rejoignent et la question métaphysique trouve une réponse esthétique. Aux fondrières (en fait de fondations) sur lesquelles le « barbare à sensations » qu’est Barbey a bâti l’édifice jésuitique d’une œuvre dont le catholicisme a souvent éveillé le soupçon, peut alors succéder la « cathédrale » immense élevée à la gloire de la littérature par le « dilettante d’architecture » qui fonde notre modernité. Cairn restricted access
language Français
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description Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche orchestre avec bonheur, au contraire, une unité retrouvée. Chez Proust, roman et recueil se confondent, prose et poésie se rejoignent et la question métaphysique trouve une réponse esthétique. Aux fondrières (en fait de fondations) sur lesquelles le « barbare à sensations » qu’est Barbey a bâti l’édifice jésuitique d’une œuvre dont le catholicisme a souvent éveillé le soupçon, peut alors succéder la « cathédrale » immense élevée à la gloire de la littérature par le « dilettante d’architecture » qui fonde notre modernité.
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