Léon Daudet, un réactionnaire aux avant-gardes

Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche...

وصف كامل

محفوظ في:
التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Hervouët, François-Xavier
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2005
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHLF_053_0533
record_format cairn
spelling cairn-RHLF_053_0533RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2005-3-page-533?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.053.0533 Léon Daudet, un réactionnaire aux avant-gardes Hervouët, François-Xavier2005 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 105 | 3 | 2005-06-01 | p. 533-547 | 0035-2411 RHLF_05365 Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche orchestre avec bonheur, au contraire, une unité retrouvée. Chez Proust, roman et recueil se confondent, prose et poésie se rejoignent et la question métaphysique trouve une réponse esthétique. Aux fondrières (en fait de fondations) sur lesquelles le « barbare à sensations » qu’est Barbey a bâti l’édifice jésuitique d’une œuvre dont le catholicisme a souvent éveillé le soupçon, peut alors succéder la « cathédrale » immense élevée à la gloire de la littérature par le « dilettante d’architecture » qui fonde notre modernité. Cairn restricted access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche orchestre avec bonheur, au contraire, une unité retrouvée. Chez Proust, roman et recueil se confondent, prose et poésie se rejoignent et la question métaphysique trouve une réponse esthétique. Aux fondrières (en fait de fondations) sur lesquelles le « barbare à sensations » qu’est Barbey a bâti l’édifice jésuitique d’une œuvre dont le catholicisme a souvent éveillé le soupçon, peut alors succéder la « cathédrale » immense élevée à la gloire de la littérature par le « dilettante d’architecture » qui fonde notre modernité.
author Hervouët, François-Xavier
spellingShingle Hervouët, François-Xavier
Léon Daudet, un réactionnaire aux avant-gardes
author_facet Hervouët, François-Xavier
author_sort Hervouët, François-Xavier
title Léon Daudet, un réactionnaire aux avant-gardes
title_short Léon Daudet, un réactionnaire aux avant-gardes
title_full Léon Daudet, un réactionnaire aux avant-gardes
title_fullStr Léon Daudet, un réactionnaire aux avant-gardes
title_full_unstemmed Léon Daudet, un réactionnaire aux avant-gardes
title_sort léon daudet, un réactionnaire aux avant-gardes
publishDate 2005
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2005-3-page-533?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rhlf.053.0533
_version_ 1877246624860733440