AURELIA GAILLARD, Le corps des statues. Le vivant et son simulacre à l’âge classique (de Descartes à Diderot). Honoré Champion, coll. « Les Dix-huitièmes siècles », Paris, 2003. Un vol. 16,5 × 24 de 340 p.

Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche...

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Main Author: Trahand, Anaïs
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2005
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RHLF_052_0423lRHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2005-2-page-423l?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.052.0423l AURELIA GAILLARD, Le corps des statues. Le vivant et son simulacre à l’âge classique (de Descartes à Diderot). Honoré Champion, coll. « Les Dix-huitièmes siècles », Paris, 2003. Un vol. 16,5 × 24 de 340 p. Trahand, Anaïs2005 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 105 | 2 | 2005-03-01 | p. 423l-499l | 0035-2411 RHLF_05224 Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche orchestre avec bonheur, au contraire, une unité retrouvée. Chez Proust, roman et recueil se confondent, prose et poésie se rejoignent et la question métaphysique trouve une réponse esthétique. Aux fondrières (en fait de fondations) sur lesquelles le « barbare à sensations » qu’est Barbey a bâti l’édifice jésuitique d’une œuvre dont le catholicisme a souvent éveillé le soupçon, peut alors succéder la « cathédrale » immense élevée à la gloire de la littérature par le « dilettante d’architecture » qui fonde notre modernité. Cairn restricted access
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description Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche orchestre avec bonheur, au contraire, une unité retrouvée. Chez Proust, roman et recueil se confondent, prose et poésie se rejoignent et la question métaphysique trouve une réponse esthétique. Aux fondrières (en fait de fondations) sur lesquelles le « barbare à sensations » qu’est Barbey a bâti l’édifice jésuitique d’une œuvre dont le catholicisme a souvent éveillé le soupçon, peut alors succéder la « cathédrale » immense élevée à la gloire de la littérature par le « dilettante d’architecture » qui fonde notre modernité.
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AURELIA GAILLARD, Le corps des statues. Le vivant et son simulacre à l’âge classique (de Descartes à Diderot). Honoré Champion, coll. « Les Dix-huitièmes siècles », Paris, 2003. Un vol. 16,5 × 24 de 340 p.
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