Théodore de Banville : la corde raide entre forme fixe et vers libre

Dans une note de la Préface de Cromwell, Hugo s’en prend violemment à Goethe en dénonçant sa vision du drame historique. Son attaque se fonde sur une phrase extraite de la revue Über Kunst und Alterthum, qu’il cite comme étant sa propre traduction. En vérité la phrase incriminée provient d’un com...

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Autore principale: Lloyd, Rosemary
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2004
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHLF_043_0655
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spelling cairn-RHLF_043_0655RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2004-3-page-655?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.043.0655 Théodore de Banville : la corde raide entre forme fixe et vers libre Lloyd, Rosemary2004 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 104 | 3 | 2004-06-01 | p. 655-672 | 0035-2411 RHLF_04376 Dans une note de la Préface de Cromwell, Hugo s’en prend violemment à Goethe en dénonçant sa vision du drame historique. Son attaque se fonde sur une phrase extraite de la revue Über Kunst und Alterthum, qu’il cite comme étant sa propre traduction. En vérité la phrase incriminée provient d’un compte rendu par Goethe du Comte de Carmagnola de Manzoni (traduit en 1823 par Fauriel), suivant une traduction de cette tragédie, et précédant la fameuse Lettre à M. Chauvet. Il se révèle alors que la phrase de Goethe sert à détourner l’attention du lecteur sur les emprunts de Hugo aux théories de Manzoni, emprunts inavouables vu la proximité du théoricien italien avec le romantisme libéral. À travers Goethe, les globistes sont également visés, qui faisaient de l’auteur du Goetz von Berlichingen, l’un de leurs modèles. La « note XI » réalise donc un coup double. Cairn restricted access
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description Dans une note de la Préface de Cromwell, Hugo s’en prend violemment à Goethe en dénonçant sa vision du drame historique. Son attaque se fonde sur une phrase extraite de la revue Über Kunst und Alterthum, qu’il cite comme étant sa propre traduction. En vérité la phrase incriminée provient d’un compte rendu par Goethe du Comte de Carmagnola de Manzoni (traduit en 1823 par Fauriel), suivant une traduction de cette tragédie, et précédant la fameuse Lettre à M. Chauvet. Il se révèle alors que la phrase de Goethe sert à détourner l’attention du lecteur sur les emprunts de Hugo aux théories de Manzoni, emprunts inavouables vu la proximité du théoricien italien avec le romantisme libéral. À travers Goethe, les globistes sont également visés, qui faisaient de l’auteur du Goetz von Berlichingen, l’un de leurs modèles. La « note XI » réalise donc un coup double.
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