In memoriam Jochen Schlobach
Dans la génération de 1830, André Imberdis est certainement l’un des romanciers les moins connus. Sa production, discontinue, paraît se réduire à deux titres : L’Habit d’Arlequin (1832) et Le Dernier jour d’un suicide (1835). Mais ces deux œuvres sont emblématiques de ce que l’on pourrait appeler...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2004
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RHLF_042_0505RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2004-2-page-505?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.042.0505 In memoriam Jochen Schlobach Delon, Michel2004 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 104 | 2 | 2004-03-01 | p. 505-507 | 0035-2411 RHLF_04266 Dans la génération de 1830, André Imberdis est certainement l’un des romanciers les moins connus. Sa production, discontinue, paraît se réduire à deux titres : L’Habit d’Arlequin (1832) et Le Dernier jour d’un suicide (1835). Mais ces deux œuvres sont emblématiques de ce que l’on pourrait appeler « l’esprit » de 1830 dont l’écho se fait entendre bien au-delà des frontières de l’événement. Imberdis appartient à ce type d’écrivains républicains dont l’œuvre intègre ouvertement les revendications de la satire contemporaine dans ce qu’elle a de plus fulminant. Cet admirateur de Barbier, ce sectateur de Lamennais dénonce à travers ses œuvres maladives, sur le mode de l’imprécation, les tares de la Monarchie de Juillet qu’il présente comme un véritable rapt des aspirations populaires. Mais, plus largement, c’est l’ensemble du mythe de la société révolutionnée, prétendument fondée sur l’égalité et la justice, qu’il renverse dans sa passion forcenée dont les teintes violentes font penser à un certain type d’écriture, celle des « Jeune-France » et de Pétrus Borel, en particulier. Cairn free access |
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Dans la génération de 1830, André Imberdis est certainement l’un des romanciers les
moins connus. Sa production, discontinue, paraît se réduire à deux titres : L’Habit d’Arlequin
(1832) et Le Dernier jour d’un suicide (1835). Mais ces deux œuvres sont emblématiques de
ce que l’on pourrait appeler « l’esprit » de 1830 dont l’écho se fait entendre bien au-delà des
frontières de l’événement. Imberdis appartient à ce type d’écrivains républicains dont l’œuvre
intègre ouvertement les revendications de la satire contemporaine dans ce qu’elle a de plus
fulminant. Cet admirateur de Barbier, ce sectateur de Lamennais dénonce à travers ses œuvres
maladives, sur le mode de l’imprécation, les tares de la Monarchie de Juillet qu’il présente
comme un véritable rapt des aspirations populaires. Mais, plus largement, c’est l’ensemble du
mythe de la société révolutionnée, prétendument fondée sur l’égalité et la justice, qu’il renverse dans sa passion forcenée dont les teintes violentes font penser à un certain type d’écriture, celle des « Jeune-France » et de Pétrus Borel, en particulier. |
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