JULIE BOCH, Les Dieux désenchantés. La fable dans la pensée française de Huet à Voltaire (1680-1760). Paris, Honoré Champion, « Les dix-huitièmes siècles », 2002. Un vol. de 573 p.

Dans la génération de 1830, André Imberdis est certainement l’un des romanciers les moins connus. Sa production, discontinue, paraît se réduire à deux titres : L’Habit d’Arlequin (1832) et Le Dernier jour d’un suicide (1835). Mais ces deux œuvres sont emblématiques de ce que l’on pourrait appeler...

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Auteur principal: Guion, Béatrice
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2004
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spelling cairn-RHLF_042_0495aRHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2004-2-page-495a?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.042.0495a JULIE BOCH, Les Dieux désenchantés. La fable dans la pensée française de Huet à Voltaire (1680-1760). Paris, Honoré Champion, « Les dix-huitièmes siècles », 2002. Un vol. de 573 p. Guion, Béatrice2004 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 104 | 2 | 2004-03-01 | p. 495a-504a | 0035-2411 RHLF_04259 Dans la génération de 1830, André Imberdis est certainement l’un des romanciers les moins connus. Sa production, discontinue, paraît se réduire à deux titres : L’Habit d’Arlequin (1832) et Le Dernier jour d’un suicide (1835). Mais ces deux œuvres sont emblématiques de ce que l’on pourrait appeler « l’esprit » de 1830 dont l’écho se fait entendre bien au-delà des frontières de l’événement. Imberdis appartient à ce type d’écrivains républicains dont l’œuvre intègre ouvertement les revendications de la satire contemporaine dans ce qu’elle a de plus fulminant. Cet admirateur de Barbier, ce sectateur de Lamennais dénonce à travers ses œuvres maladives, sur le mode de l’imprécation, les tares de la Monarchie de Juillet qu’il présente comme un véritable rapt des aspirations populaires. Mais, plus largement, c’est l’ensemble du mythe de la société révolutionnée, prétendument fondée sur l’égalité et la justice, qu’il renverse dans sa passion forcenée dont les teintes violentes font penser à un certain type d’écriture, celle des « Jeune-France » et de Pétrus Borel, en particulier. Cairn restricted access
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description Dans la génération de 1830, André Imberdis est certainement l’un des romanciers les moins connus. Sa production, discontinue, paraît se réduire à deux titres : L’Habit d’Arlequin (1832) et Le Dernier jour d’un suicide (1835). Mais ces deux œuvres sont emblématiques de ce que l’on pourrait appeler « l’esprit » de 1830 dont l’écho se fait entendre bien au-delà des frontières de l’événement. Imberdis appartient à ce type d’écrivains républicains dont l’œuvre intègre ouvertement les revendications de la satire contemporaine dans ce qu’elle a de plus fulminant. Cet admirateur de Barbier, ce sectateur de Lamennais dénonce à travers ses œuvres maladives, sur le mode de l’imprécation, les tares de la Monarchie de Juillet qu’il présente comme un véritable rapt des aspirations populaires. Mais, plus largement, c’est l’ensemble du mythe de la société révolutionnée, prétendument fondée sur l’égalité et la justice, qu’il renverse dans sa passion forcenée dont les teintes violentes font penser à un certain type d’écriture, celle des « Jeune-France » et de Pétrus Borel, en particulier.
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JULIE BOCH, Les Dieux désenchantés. La fable dans la pensée française de Huet à Voltaire (1680-1760). Paris, Honoré Champion, « Les dix-huitièmes siècles », 2002. Un vol. de 573 p.
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