Balzac et l'héritage de rabelais
L’article définit la Renaissance comme le théâtre de l’affrontement entre deux courants intellectuels, initiés par le recul de l’Église romaine, laquelle ne règne plus, au XVIe siècle, de façon omnipotente sur les consciences. L’humanisme pétrarquisant, ou ficinien, s’engage sur la voie du Ciel,...
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| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2002
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RHLF_025_0829RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2002-5-page-829?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.025.0829 Balzac et l'héritage de rabelais Brix, Michel2002 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 102 | 5 | 2002-11-01 | p. 829-842 | 0035-2411 RHLF_02528 L’article définit la Renaissance comme le théâtre de l’affrontement entre deux courants intellectuels, initiés par le recul de l’Église romaine, laquelle ne règne plus, au XVIe siècle, de façon omnipotente sur les consciences. L’humanisme pétrarquisant, ou ficinien, s’engage sur la voie du Ciel, enfin dégagée, et propose à l’homme de se diviniser dès sa vie terrestre. À l’opposé des conceptions ficiniennes, l’œuvre de Rabelais exploite le recul de l’Église pour poser la question du bonheur terrestre et pour inviter les individus à se réconcilier avec l’existence quotidienne. Ces deux « humanismes » s’affrontent toujours au XIXe siècle : héritier de Rabelais, Balzac blâme les diverses manifestations du règne absolu de l’esprit, tandis que les romantiques hugoliens s’inscrivent dans la filiation des poètes et penseurs pétrarquisants du XVIe siècle. Cairn restricted access |
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L’article définit la Renaissance comme le théâtre de l’affrontement entre deux courants
intellectuels, initiés par le recul de l’Église romaine, laquelle ne règne plus, au XVIe siècle, de
façon omnipotente sur les consciences. L’humanisme pétrarquisant, ou ficinien, s’engage sur
la voie du Ciel, enfin dégagée, et propose à l’homme de se diviniser dès sa vie terrestre. À
l’opposé des conceptions ficiniennes, l’œuvre de Rabelais exploite le recul de l’Église pour
poser la question du bonheur terrestre et pour inviter les individus à se réconcilier avec l’existence quotidienne. Ces deux « humanismes » s’affrontent toujours au XIXe siècle : héritier de
Rabelais, Balzac blâme les diverses manifestations du règne absolu de l’esprit, tandis que les
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