L'orientalisme dévoilé : Musset, lecteur de Hugo
Dans deux de ses poèmes les plus fameux, Mardoche et Namouna, le jeune Musset parodie la couleur éclatante des Orientales de Hugo.Dans Mardoche, dont on propose de remonter la date de composition de quelques mois, de l’automne au printemps ou au début de l’été 1829, il prend cyniquement le contre...
Uloženo v:
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2002
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RHLF_024_0563 |
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cairn-RHLF_024_0563RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2002-4-page-563?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.024.0563 L'orientalisme dévoilé : Musset, lecteur de Hugo Lestringant, Frank2002 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 102 | 4 | 2002-09-01 | p. 563-578 | 0035-2411 RHLF_02471 Dans deux de ses poèmes les plus fameux, Mardoche et Namouna, le jeune Musset parodie la couleur éclatante des Orientales de Hugo.Dans Mardoche, dont on propose de remonter la date de composition de quelques mois, de l’automne au printemps ou au début de l’été 1829, il prend cyniquement le contre-pied du philhellénisme à la mode; dans Namouna, narration désinvolte construite sur un canevas qui rappelle les Mille et Une Nuits, il peint son autoportrait en odalisque mâle.Par-delà le goût de la provocation et la dénonciation de ce qu’il considère comme une imposture esthétique, Musset touche au néant comme au fondement de sa propre poétique. Cairn restricted access |
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Dans deux de ses poèmes les plus fameux, Mardoche et Namouna, le jeune Musset parodie
la couleur éclatante des Orientales de Hugo.Dans Mardoche, dont on propose de remonter la
date de composition de quelques mois, de l’automne au printemps ou au début de l’été 1829, il
prend cyniquement le contre-pied du philhellénisme à la mode; dans Namouna, narration désinvolte construite sur un canevas qui rappelle les Mille et Une Nuits, il peint son autoportrait en
odalisque mâle.Par-delà le goût de la provocation et la dénonciation de ce qu’il considère
comme une imposture esthétique, Musset touche au néant comme au fondement de sa propre
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