MAX, DIDIER et SYLVIE VICHERAT, Chroniques humoristiques. Première partie du 1er janvier au 30 avril 1887. Paris, Les Éditions du Panthéon, 1999. Un vol. 13 × 20 de 219 p.

Quand paraît en mars 1745 le Recueil de ces Messieurs, les habitués de la Société du Bout-du-banc, d’où émane l’ouvrage, connaissent, devinent ou apprennent les noms des collaborateurs. Sauf un : « l’Éloge de la paresse, on n’en sait rien », écrit Mme de Graffigny. Et il en est encore ainsi. Pour...

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Autore principale: Pernot, Denis
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2002
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RHLF_023_0461zrRHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2002-3-page-461zr?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.023.0461zr MAX, DIDIER et SYLVIE VICHERAT, Chroniques humoristiques. Première partie du 1er janvier au 30 avril 1887. Paris, Les Éditions du Panthéon, 1999. Un vol. 13 × 20 de 219 p. Pernot, Denis2002 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 102 | 3 | 2002-06-01 | p. 461zr-516zr | 0035-2411 RHLF_02364 Quand paraît en mars 1745 le Recueil de ces Messieurs, les habitués de la Société du Bout-du-banc, d’où émane l’ouvrage, connaissent, devinent ou apprennent les noms des collaborateurs. Sauf un : « l’Éloge de la paresse, on n’en sait rien », écrit Mme de Graffigny. Et il en est encore ainsi. Pourtant Marivaux avait promis une contribution (sur laquelle on ne comptait pas, il est vrai). De plus, dans la Critique de l’ouvrage faite par Duclos, on croit percevoir un clin d’œil de ce persifleur notoire dans sa direction. D’autre part Marivaux s’est fait une réputation de paresseux, et de paresseux satisfait de l’être. En témoignent sa Lettre sur la paresse de 1740 et les propos que tient et que lui prête Lesbros de la Versane dans L’Esprit de Marivaux. Ces indices et la comparaison des textes de l’Éloge et de la Lettre amènent à penser que l’Éloge paradoxal du Recueil est l’œuvre de cet auteur spirituel, paresseux par nature et par conviction.Cairn restricted access
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description Quand paraît en mars 1745 le Recueil de ces Messieurs, les habitués de la Société du Bout-du-banc, d’où émane l’ouvrage, connaissent, devinent ou apprennent les noms des collaborateurs. Sauf un : « l’Éloge de la paresse, on n’en sait rien », écrit Mme de Graffigny. Et il en est encore ainsi. Pourtant Marivaux avait promis une contribution (sur laquelle on ne comptait pas, il est vrai). De plus, dans la Critique de l’ouvrage faite par Duclos, on croit percevoir un clin d’œil de ce persifleur notoire dans sa direction. D’autre part Marivaux s’est fait une réputation de paresseux, et de paresseux satisfait de l’être. En témoignent sa Lettre sur la paresse de 1740 et les propos que tient et que lui prête Lesbros de la Versane dans L’Esprit de Marivaux. Ces indices et la comparaison des textes de l’Éloge et de la Lettre amènent à penser que l’Éloge paradoxal du Recueil est l’œuvre de cet auteur spirituel, paresseux par nature et par conviction.
author Pernot, Denis
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MAX, DIDIER et SYLVIE VICHERAT, Chroniques humoristiques. Première partie du 1er janvier au 30 avril 1887. Paris, Les Éditions du Panthéon, 1999. Un vol. 13 × 20 de 219 p.
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