Jean-Paul Sartre en classe
Gide n’a jamais vécu l’école qu’en marge de l’institution scolaire; mais cette marginalité ne fut pas seulement anecdotique, elle engage avec elle toute une vision du monde. L’élève est à ses yeux toujours « l’autre », l’autre que soi : soit qu’il le regarde avec le regard du « Maître », soit qu’...
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|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2002
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RHLF_023_0417 |
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cairn-RHLF_023_0417RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2002-3-page-417?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.023.0417 Jean-Paul Sartre en classe Louette, Jean-François2002 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 102 | 3 | 2002-06-01 | p. 417-441 | 0035-2411 RHLF_02318 Gide n’a jamais vécu l’école qu’en marge de l’institution scolaire; mais cette marginalité ne fut pas seulement anecdotique, elle engage avec elle toute une vision du monde. L’élève est à ses yeux toujours « l’autre », l’autre que soi : soit qu’il le regarde avec le regard du « Maître », soit qu’il vive ce statut comme un « étranger ». Il en est de même du « Savoir » : le véritable modèle du savoir et de la connaissance a chez Gide, en bonne théologie, pour modèle, le modèle sexuel. Alors le savoir, la connaissance ne sont pas seulement vécus comme transgression, c’est toute une métaphysique qui se construit et notamment au revers de toute idée de transmission, de legs, d’école et au profit d’une autonomie, d’une liberté, d’une unicité du sujet. Cairn restricted access |
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Gide n’a jamais vécu l’école qu’en marge de l’institution scolaire; mais cette marginalité
ne fut pas seulement anecdotique, elle engage avec elle toute une vision du monde. L’élève
est à ses yeux toujours « l’autre », l’autre que soi : soit qu’il le regarde avec le regard du
« Maître », soit qu’il vive ce statut comme un « étranger ». Il en est de même du « Savoir » :
le véritable modèle du savoir et de la connaissance a chez Gide, en bonne théologie, pour
modèle, le modèle sexuel. Alors le savoir, la connaissance ne sont pas seulement vécus
comme transgression, c’est toute une métaphysique qui se construit et notamment au revers
de toute idée de transmission, de legs, d’école et au profit d’une autonomie, d’une liberté,
d’une unicité du sujet. |
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Louette, Jean-François |
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