L'irreprésentable dans les Pensées de Pascal

Le présent article se veut une analyse du déplacement de référent qu’enregistre la notion même d’irreprésentable dans l’œuvre de Blaise Pascal. Héritant d’une conception galiléenne de la nature pouvant se traduire — et donc se représenter — en langage mathématique, aux antipodes d’un Dieu, seul v...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Michon, Hélène
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2002
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Le présent article se veut une analyse du déplacement de référent qu’enregistre la notion même d’irreprésentable dans l’œuvre de Blaise Pascal. Héritant d’une conception galiléenne de la nature pouvant se traduire — et donc se représenter — en langage mathématique, aux antipodes d’un Dieu, seul vrai irreprésentable, Pascal Modifie les coordonnées du problème en les inversant.C’est alors l’univers qui, perçu comme infini, devient irreprésentable ; l’homme à son tour, ayant perdu son point de gravité et son étalon de mesure, n’est plus susceptible de représentation : les métaphores du creux, du gouffre ou de l’abîme venant servir une telle interprétation. Le paradoxe trouve son achèvement lorsque Pascal propose comme principe et modèle de toute représentation le fait de l’Incarnation, la présence du Dieu incarné rendant à nouveau possible simultanément celle du monde, repensé comme compréhensible et celle de l’homme, fait à l’image et ressemblance de ce dernier.