Le Mirliton enchanteur.

Mirliton, mot créé en 1723 par les marchands de mode parisiens, connut tout de suite un succès foudroyant. Les chanteurs du Pont-Neuf l’utilisèrent dans des couplets, raillant d’abord la coiffure de gaze pour femmes comme une « ineptie », attaquant ensuite la vie libertine des dames de la cour ai...

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Auteur principal: Mattauch, Hans
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2001
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RHLF_014_1255RHLFRevue d'histoire littéraire de la France https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2001-4-page-1255?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhlf.014.1255 Le Mirliton enchanteur. Mattauch, Hans2001 fre Revue d'histoire littéraire de la France | 101 | 4 | 2001-06-01 | p. 1255-1267 | 0035-2411 RHLF_01480 Mirliton, mot créé en 1723 par les marchands de mode parisiens, connut tout de suite un succès foudroyant. Les chanteurs du Pont-Neuf l’utilisèrent dans des couplets, raillant d’abord la coiffure de gaze pour femmes comme une « ineptie », attaquant ensuite la vie libertine des dames de la cour ainsi que les dirigeants politiques. Dans ce dernier type de couplets comme aussi dans un flot de poésies grivoises, dont quelques parodies d’Inès de Castro de La Motte, le mot servit généralement de pseudo-euphémisme pour l’organe génital, surtout féminin. Les auteurs du Théâtre de la Foire, A. Piron en tête, l’exploitèrent également, pendant plus d’une décennie, assurant ainsi aux couplets mirlitonesques une actualité prolongée. Quelques témoignages postérieurs démontrent que l’acception badine avait encore cours au XIXe siècle. Cairn restricted access
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description Mirliton, mot créé en 1723 par les marchands de mode parisiens, connut tout de suite un succès foudroyant. Les chanteurs du Pont-Neuf l’utilisèrent dans des couplets, raillant d’abord la coiffure de gaze pour femmes comme une « ineptie », attaquant ensuite la vie libertine des dames de la cour ainsi que les dirigeants politiques. Dans ce dernier type de couplets comme aussi dans un flot de poésies grivoises, dont quelques parodies d’Inès de Castro de La Motte, le mot servit généralement de pseudo-euphémisme pour l’organe génital, surtout féminin. Les auteurs du Théâtre de la Foire, A. Piron en tête, l’exploitèrent également, pendant plus d’une décennie, assurant ainsi aux couplets mirlitonesques une actualité prolongée. Quelques témoignages postérieurs démontrent que l’acception badine avait encore cours au XIXe siècle.
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