Sainte-Beuve à la lumière de Baudelaire : « la pointe extrême du Kamtchatka romantique »

Les relations entre Sainte-Beuve et Baudelaire posent question : pourquoi le second, paria génial, s’est-il réclamé du premier, écrivain de deuxième plan ? L’étude prend le pari d’interroger une poésie mal-aimée, celle de Joseph Delorme, à la lumière de l’article de Sainte-Beuve, « Des prochaines é...

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Autore principale: Huet-Brichard, Marie-Catherine
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2001
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Les relations entre Sainte-Beuve et Baudelaire posent question : pourquoi le second, paria génial, s’est-il réclamé du premier, écrivain de deuxième plan ? L’étude prend le pari d’interroger une poésie mal-aimée, celle de Joseph Delorme, à la lumière de l’article de Sainte-Beuve, « Des prochaines élections à l’Académie » : « la pointe extrême du Kamtchatka romantique », dans laquelle s’érige la « Folie Baudelaire », ne serait-elle pas aussi le lieu où la Folie Sainte-Beuve s’est édifiée ? Ces deux Folies s’inscrivent, en effet, non seulement à la marge mais aux confins, en poursuivant le même enjeu : mettre à mal la « Muse académique » à travers la confrontation du lyrisme et de l’ironie au risque de détruire la poésie même. Si filiation il y a entre les deux poètes, elle est dans cette ambivalence : vouloir croire et douter constamment que la poésie puisse être le lieu de reconstruction de soi et du sens. Dans cette perspective, les deux œuvres sont bien fraternelles.