Le Patronat Català pro Europa, instrument des ambitions politiques de la Catalogne en Europe (1982-2007)

Dotée d’un statut de large autonomie à partir de 1979, la Generalitat de Catalogne dirigée par le nationaliste Jordi Pujol s’est d’emblée intéressée à la politique européenne, alors que l’Espagne négociait son adhésion à la CEE. Mais comme il ne disposait d’aucune compétence en matière de politique...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Autor principal: de Capèle, Benjamin
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2026
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Dotée d’un statut de large autonomie à partir de 1979, la Generalitat de Catalogne dirigée par le nationaliste Jordi Pujol s’est d’emblée intéressée à la politique européenne, alors que l’Espagne négociait son adhésion à la CEE. Mais comme il ne disposait d’aucune compétence en matière de politique extérieure, le gouvernement régional a appuyé son action sur une structure technique, le Patronat Català pro Europa. Spécialisé à l’origine dans la formation et l’information sur les questions communautaires, cet organisme a évolué vers un rôle de lobby à partir de l’ouverture de sa représentation à Bruxelles en 1986, puis vers une forme de « paradiplomatie » de plus en plus affirmée. Cet article étudie les ambitions européennes de la communauté autonome au long de la vie du Patronat Català pro Europa, de 1982 à 2007, en montrant les continuités et les ruptures entre Jordi Pujol et son successeur socialiste Pasqual Maragall, arrivé au pouvoir régional en 2003. Région très entreprenante sur la scène européenne, la Catalogne est parvenue à construire, grâce à cet outil agissant toujours à la croisée de la technique et de la politique, une politique autonome et des réseaux d’influence. Elle n’est pas par venue, toutefois, à obtenir satisfaction sur des revendications de fond, touchant à l’officialité du catalan et à la reconnaissance de sa spécificité de « nation sans État ».