L’homophilie sociale au collège

La plupart des travaux portant sur la mixité sociale au collège se sont focalisés sur la composition socioprofessionnelle des établissements. En revanche, l’état des relations entre élèves au sein des établissements mixtes est mal connu. Se pose en particulier la question de l’homophilie sociale, c’...

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Autore principale: Chabot, Timothée
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2022
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RFS_631_0065
record_format cairn
language Français
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building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic Amitié
Analyse de réseaux
Conflits entre élèves
Homophilie sociale
Mixité sociale au collège
Sociabilité adolescente
Adolescent sociability
Friendship
Network analysis
Social homophily
Social mix in middle school
spellingShingle Amitié
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Chabot, Timothée
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Homophilie sociale
Mixité sociale au collège
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Network analysis
Social homophily
Social mix in middle school
description La plupart des travaux portant sur la mixité sociale au collège se sont focalisés sur la composition socioprofessionnelle des établissements. En revanche, l’état des relations entre élèves au sein des établissements mixtes est mal connu. Se pose en particulier la question de l’homophilie sociale, c’est-à-dire de la propension des élèves à avoir des amis dont l’origine sociale est proche de la leur. Le présent article analyse les réseaux de relations de 861 élèves suivis entre leurs classes de 6e et de 3e, au sein de quatre collèges caractérisés par un fort degré de mixité sociale. Il mesure l’impact de l’origine socioprofessionnelle sur les amitiés et inimitiés des élèves, et le compare à celui d’autres facteurs d’homophilie (genre, notes et origine migratoire). Trois grands résultats sont identifiés. D’abord, il existe bien de l’homophilie sociale, plus prononcée parmi les amitiés fortes ainsi que celles qui se déploient à l’extérieur de l’établissement. Ensuite, l’origine sociale ne semble pas avoir d’effet significatif sur les inimitiés entre élèves. Enfin, la force de l’homophilie varie fortement d’un établissement à l’autre, suggérant un rôle important du contexte scolaire local.
author Chabot, Timothée
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Le présent article analyse les réseaux de relations de 861 élèves suivis entre leurs classes de 6e et de 3e, au sein de quatre collèges caractérisés par un fort degré de mixité sociale. Il mesure l’impact de l’origine socioprofessionnelle sur les amitiés et inimitiés des élèves, et le compare à celui d’autres facteurs d’homophilie (genre, notes et origine migratoire). Trois grands résultats sont identifiés. D’abord, il existe bien de l’homophilie sociale, plus prononcée parmi les amitiés fortes ainsi que celles qui se déploient à l’extérieur de l’établissement. Ensuite, l’origine sociale ne semble pas avoir d’effet significatif sur les inimitiés entre élèves. Enfin, la force de l’homophilie varie fortement d’un établissement à l’autre, suggérant un rôle important du contexte scolaire local.Most studies of degrees of social mix in middle school focus on individual schools’ socio-occupational composition (i.e., the socio-occupational statuses of their students’ parents). But little is known about relations between students within socially mixed schools. One question that arises in this connection is social homophily; i.e., the propensity to have friends of social backgrounds close to one’s own. This article analyses the social networks of 861 students from their first to fourth years of middle school in four French schools characterized by strong social mix. It measures the impact of socio-occupational background on their friendships and enmities and compares that to the impacts of other homophily factors (gender, grades [academic performance], migrant status and, if applicable, migrant origin). It finds, first, that social homophily does exist in middle school and is more pronounced for strong friendships and friendships that extend beyond the school environment than for those confined to it. Second, social background does not seem to have a significant effect on student enmities. Third, homophily strength varies considerably from one school to another, suggesting an important role for local school context.La mayor parte de los trabajos acerca de la mixidad social en la enseñanza secundaria obligatoria han sido enfocados hacia la composición socioprofesional de los institutos. En cambio, el estado de las relaciones entre alumnos en el seno de los establecimientos socialmente mixtos es bastante desconocido. Pensamos particularmente en la cuestión de la homofilia social, o sea la propensión de los alumnos a tener amigos de extracción social similar a la propia. Nuestro artículo analiza las redes de relaciones de 861 alumnos a los que seguimos entre el primero y el cuarto año de secundaria, en cuatro institutos que se caracterizan por un alto grado de mixidad social. Mide el impacto del origen socioprofesional sobre las amistades y enemistades de los alumnos, y lo compara con el de otros factores de homofilia (género, notas y origen migratorio). Se identifican tres grandes resultados. Primero, existe en efecto homofilia social, más marcada entre las amistades fuertes así como entre aquellas que se consolidan fuera del instituto. Luego el origen social no parece tener ningún efecto significativo sobre las enemistades entre alumnos. Finalmente, la fuerza de la homofilia varía mucho entre instituto e instituto, lo que sugiere que influye mucho el contexto escolar local.Die meisten Arbeiten zur sozialen Mischung im Collège fokussieren sich auf die sozioökonomische Zusammensetzung der Schulen. Andererseits ist die Beziehung zwischen Schülern in diesen Mischschulen ungenügend bekannt. Dazu stellt sich besonders die Frage zur sozialen Homophilie, d.h. dem Hang der Schüler, Freundschaften einzugehen mit sozial nahestehenden Schülern. Der vorliegende Aufsatz untersucht die Beziehungsnetze von 861 Schülern zwischen der 6. und 3. Schulklasse innerhalb von vier Schulen mit starker sozialer Mischung. Dabei wird der Einfluss der sozioökonomischen Herkunft auf Freundschaft und Feindschaft unter den Schülern gemessen, und ein Vergleich erstellt mit anderen homophilen Faktoren (Gender, Noten und Einwanderungsherkunft). Hieraus werden drei Grobergebnisse identifiziert. Zunächst besteht in der Tat eine soziale Homophilie, die stärker bei engen Freundschaften vorliegt und ebenso für Freundschaften ausserhalb der Schule. Weiterhin hat offensichtlich die soziale Herkunft keinen ausschlaggebenden Einfluss auf Feindbeziehungen. Und schliesslich wird eine deutliche Schwankung der Homophilie von einer Schule zu anderen festgestellt, was ggf. mit der Bedeutung des jeweiligen örtlichen Schulkontexts zusammenhängt.Cairn free access