Quand militant·es cyclistes et chauffeurs de bus font cause commune

Cet article prend pour objet la convergence autour de la « mobilité durable » à Mexico de militant·es cyclistes et de micro-entrepreneurs du transport de bus, soit des individus provenant de mondes sociaux cloisonnés, séparés par la nature de leurs activités mais aussi par des frontières de genre et...

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Auteur principal: Chérubin, Audrey
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2021
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article prend pour objet la convergence autour de la « mobilité durable » à Mexico de militant·es cyclistes et de micro-entrepreneurs du transport de bus, soit des individus provenant de mondes sociaux cloisonnés, séparés par la nature de leurs activités mais aussi par des frontières de genre et de classe. L’hypothèse explorée ici est que la compréhension de telles alliances, encore peu étudiées par la sociologie de l’environnement, requiert d’adopter une approche à la fois relationnelle et processuelle en analysant les dispositions et intérêts des agents à la convergence au vu de leurs trajectoires et positions préalables ; les médiations qui permettent leur rencontre ; et le rapprochement cognitif auquel elle donne lieu. On montrera ainsi comment, occupant initialement des positions homologues de challengers dans leurs milieux respectifs, militant·es et entrepreneurs sont réuni·es sous l’égide d’intermédiaires locaux et internationaux par le déploiement d’un instrument à même de concilier leurs aspirations, un système de Bus Rapid Transit ( brt), cette collaboration constituant le support de la production d’un collectif et de la formulation d’une cause commune.