La sociologie doit-elle craindre l’individualisme méthodologique ?

RésumeCette note présente le dernier livre de M. Granovetter, dont l’ambition est d’exposer les fondements théoriques et conceptuels de la nouvelle sociologie économique, que l’éminent sociologue a fortement marquée de son empreinte. C’est l’occasion de faire retour à quelques-uns de ses travaux ant...

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Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yazar: Friedberg, Erhard
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2018
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:RésumeCette note présente le dernier livre de M. Granovetter, dont l’ambition est d’exposer les fondements théoriques et conceptuels de la nouvelle sociologie économique, que l’éminent sociologue a fortement marquée de son empreinte. C’est l’occasion de faire retour à quelques-uns de ses travaux antérieurs. Au stade de la discussion critique, nous exprimons notre perplexité devant l’introduction soudaine, dans les deux derniers chapitres, de la notion d’« acteur pragmatique ». Jamais clairement défini, celui-ci ressemble trait pour trait à l’acteur de l’individualisme méthodologique, posture analytique pourtant fermement repoussée et évitée par M. Granovetter dans la première partie. Une telle incohérence conceptuelle interroge d’autant plus qu’elle peut être rapprochée d’une autre tout aussi étrange que l’on peut observer dans le dernier livre de Neil Fligstein et Doug McAdam, A Theory of Fields : après avoir présenté des acteurs qualifiés par eux de compétents et stratégiques, les auteurs leur dénient toute autonomie réelle et toute capacité à mesurer leurs engagements dans l’action collective. La note se termine en s’interrogeant sur la signification de tels flottements conceptuels et fait l’hypothèse qu’ils sont le signe d’un positionnement problématique de la sociologie dans le champ des sciences sociales plus large.